Google Lance son Agent IA le Plus Puissant
Imaginez un instant : deux des entreprises les plus puissantes du monde de l'intelligence artificielle décident, le même jour, de dégainer leurs armes les plus avancées. Coïncidence ? Provocation calculée ? Stratégie de com' de génie ? Toujours est-il que le 11 décembre 2025 restera comme l'une des journées les plus électriques de l'histoire récente de l'IA.
D'un côté OpenAI qui, après des mois d'attente fébrile, dévoile enfin GPT-5.2 alias « Garlic ». De l'autre, Google qui, comme s'il avait parfaitement anticipé le calendrier adverse, lance simultanément une version profondément repensée de son agent Gemini Deep Research, propulsé par le tout nouveau Gemini 3 Pro. Le ring est installé. Le public retient son souffle.
Un duel d'ego… et de technologies
Ce n'est plus seulement une course aux benchmarks classiques. Nous sommes entrés dans l'ère des agents IA autonomes, capables de mener de véritables enquêtes complexes, de synthétiser des centaines de sources, de raisonner sur de très longs contextes et surtout… de minimiser drastiquement les fameuses hallucinations qui ruinent encore trop souvent la crédibilité des modèles.
Google a clairement décidé de frapper fort sur ce terrain-là avec sa nouvelle mouture de Deep Research.
Gemini Deep Research : bien plus qu'un rapport automatique
Oubliez l'image du simple générateur de rapports PDF un peu sophistiqué. La nouvelle version de Gemini Deep Research se présente désormais comme un véritable agent de recherche autonome doté de capacités de raisonnement multi-étapes très avancées.
Parmi les usages concrets déjà observés chez certains clients entreprises (souvent sous NDA) :
- Due diligence ultra-complexe pour fusions-acquisitions
- Analyse approfondie de toxicité et risques pour de nouvelles molécules en pharma
- Veille technologique sur 50+ domaines simultanément
- Synthèse de littérature scientifique sur des sujets de niche pointus
Google insiste particulièrement sur un point : Gemini 3 Pro serait son modèle « le plus factuel » à ce jour, spécialement entraîné pour limiter au maximum les dérives hallucinogènes lors de tâches de longue haleine.
Plus un agent doit prendre de décisions autonomes dans le temps, plus une seule hallucination peut tout faire dérailler. C'est le talon d'Achille des systèmes actuels. Nous avons mis le paquet là-dessus.
– Porte-parole Google DeepMind (décembre 2025)
Un nouvel API pour démocratiser les agents puissants
La vraie bombe, c'est peut-être ailleurs. Google ouvre en grand les vannes de l'agentique avec la sortie simultanée des Interactions API.
Concrètement, les développeurs vont pouvoir intégrer directement les capacités de raisonnement profond et de recherche autonome de Gemini Deep Research dans leurs propres produits et services. On parle ici d'une brique de base extrêmement puissante pour toute une nouvelle génération d'applications « agent-first ».
Google annonce également l'intégration progressive de cet agent dans plusieurs de ses produits phares :
- Google Search (évidemment)
- Google Finance
- L'application Gemini
- NotebookLM (de plus en plus populaire chez les chercheurs et étudiants)
Le message est clair : dans un futur proche, on ne « googlisera » plus… on « agent-isera ».
Benchmarks : Google se mesure… et OpenAI répond dans la foulée
Comme à son habitude, Google n'a pas résisté à la tentation de créer son propre benchmark : DeepSearchQA, spécifiquement conçu pour évaluer les capacités des agents sur des tâches de recherche informationnelle complexes et multi-étapes. Le dataset est open-source.
Il a également publié des résultats sur deux autres benchmarks reconnus :
- Humanity’s Last Exam (très difficile, questions ultra-niches)
- BrowserComp (tâches agentiques dans un navigateur réel)
Résultat ? Gemini Deep Research domine logiquement DeepSearchQA et Humanity’s Last Exam. Mais surprise : ChatGPT 5 Pro (version précédente de Garlic) est très proche et le dépasse même légèrement sur BrowserComp.
Moins de 24 heures plus tard, OpenAI dégaine GPT-5.2 Garlic et affirme reprendre la main sur la quasi-totalité des benchmarks classiques… y compris ceux où Google se sentait fort.
Pourquoi cette sortie simultanée sent la guerre froide technologique
Difficile de croire à une pure coïncidence. Plusieurs analystes penchent pour la théorie suivante :
- OpenAI avait annoncé une fenêtre de lancement pour Garlic
- Google, parfaitement au courant, a délibérément avancé / synchronisé la sortie de Deep Research 3 Pro
- But affiché : voler la vedette ET montrer que l’on peut sortir un produit agentique très avancé le jour même où l’adversaire présente son nouveau flagship
Un coup de poker stratégique risqué… mais qui a le mérite de mettre le feu aux poudres et de rappeler que la course à l'AGI se joue désormais aussi sur le terrain de la communication et de l'agenda médiatique.
Et maintenant ? Vers un monde d'agents omniprésents
Au-delà du match du jour, deux visions semblent s'affronter :
- OpenAI mise énormément sur la performance brute du modèle unique et sur l'expérience utilisateur grand public via ChatGPT
- Google cherche à devenir l'infrastructure de référence pour les agents professionnels, les entreprises et les développeurs tiers
Les deux approches sont complémentaires… et en même temps totalement antagonistes.
Ce qui est certain, c'est que 2026 s'annonce comme l'année où les agents IA vont réellement sortir des labs pour s'installer dans notre quotidien professionnel, que ce soit pour faire de la recherche, de l'analyse financière, de la veille concurrentielle, de la revue de littérature scientifique ou même de l'accompagnement stratégique.
Et vous, de quel côté de la force êtes-vous ? Team Gemini Deep Research ou Team GPT-5.2 Garlic ?
Une chose est sûre : les prochains mois vont être passionnants… et très, très rapides.