BenQ W4100i : Projecteur 4K LED Révolutionne le Cinéma Maison
Imaginez rentrer chez vous après une longue journée, éteindre les lumières, et plonger instantanément dans une expérience cinématographique digne des plus grandes salles… sans avoir dépensé des dizaines de milliers d’euros dans une pièce dédiée. Ce rêve, qui semblait réservé à une élite il y a encore peu, devient étonnamment accessible en 2025 grâce à une nouvelle génération de projecteurs intelligents. Parmi eux, le BenQ W4100i se distingue particulièrement.
Ce modèle ne se contente pas d’afficher une image : il cherche à réconcilier plusieurs mondes qui cohabitaient difficilement jusqu’ici : le cinéma à domicile de haute volée, le streaming quotidien ultra-compressé, et même le gaming compétitif. À première vue, la promesse semble presque trop belle. Alors, simple coup marketing ou véritable avancée technologique ?
Le projecteur qui veut tout faire… et qui y arrive presque
Contrairement à certains modèles ultra-premium pensés exclusivement pour des home-cinémas obscurs et parfaitement calibrés, le W4100i a été conçu pour les salons de taille moyenne. BenQ annonce une image optimale jusqu’à 120 pouces, voire 150 pouces si l’on accepte un léger compromis sur la luminosité perçue. Dans une pièce de 14 × 15 pieds (environ 4,3 × 4,6 m), c’est largement suffisant pour créer une vraie sensation de grand écran.
Ce qui frappe immédiatement quand on regarde les caractéristiques techniques, c’est la source lumineuse : un système 4LED. Exit la traditionnelle lampe UHP qui faiblissait après 2 000 heures et qu’il fallait remplacer à prix d’or. Ici, BenQ promet une durée de vie bien supérieure et surtout une luminosité constante de 3 200 lumens ANSI. De quoi envisager des séances même avec un peu de lumière ambiante, ce qui change radicalement l’usage au quotidien.
Une colorimétrie ambitieuse pour tous les contenus
Le pari colorimétrique est audacieux : couverture intégrale des espaces Rec.709 et DCI-P3, soit la quasi-totalité des couleurs que peut afficher un téléviseur haut de gamme actuel. Ajoutez à cela une calibration d’usine avec un Delta E inférieur à 2 et vous obtenez une base déjà très sérieuse avant même tout réglage manuel.
Mais BenQ ne s’arrête pas là. La marque intègre un mode baptisé AI Cinema qui analyse en temps réel le flux vidéo compressé (YouTube, Netflix, Disney+, etc.) pour tenter de restaurer les détails fins et la profondeur des couleurs perdues lors de l’encodage. Le résultat ? Les bandes-annonces paraissent souvent plus percutantes que sur un téléviseur moyen de gamme.
« Nous avons voulu que même le contenu le plus compressé retrouve une âme cinématographique sans que l’utilisateur ait besoin de devenir un expert en réglages. »
– Porte-parole BenQ lors de la présentation européenne
HDR dynamique et respect de l’intention du réalisateur
Le traitement HDR bénéficie d’un algorithme de tone mapping image par image (frame-by-frame) compatible HDR10+ et HLG. Les hautes lumières restent détaillées sans virer au blanc, et les ombres conservent une texture visible. Pour les puristes, le mode FilmMaker désactive la plupart des artifices numériques afin de respecter scrupuleusement la cadence 24p et la colorimétrie voulue par le directeur de la photographie.
Le contraste annoncé atteint 3 000 000:1 grâce à une gestion dynamique de la luminosité des LED. Dans la pratique, cela donne des noirs profonds dans les scènes sombres sans écraser les détails dans les zones très lumineuses – un point faible récurrent des projecteurs à source LED de précédente génération.
Gaming : la bonne surprise inattendue
Si le W4100i cible avant tout les cinéphiles, les joueurs y trouveront aussi leur compte. À 1080p / 240 Hz, la latence descend à seulement 6,5 ms. Même en 4K / 60 Hz, elle reste contenue à 17,9 ms. Ces chiffres placent le projecteur parmi les meilleurs de sa catégorie pour du gaming occasionnel ou semi-compétitif sur grand écran.
- Entrée HDMI 2.1 complète
- Support ALLM (Auto Low Latency Mode)
- Sortie eARC pour barre de son ou ampli home-cinéma
Seul bémol : le haut-parleur interne de 5 W ne permet pas de profiter réellement d’une immersion sonore. Comme la très grande majorité des projecteurs, il faudra prévoir un système audio externe.
Connectivité moderne et simplicité d’installation
Le projecteur est livré avec un dongle Android TV certifié. Netflix, Prime Video, Disney+, YouTube… tout est accessible nativement en 4K HDR. La connexion Wi-Fi ac et le Bluetooth pour la télécommande vocale rendent l’expérience très proche de celle d’une smart TV récente.
Côté installation, BenQ a soigné les choses : lentille avec lens shift horizontal et vertical, zoom important et même une correction trapézoïdale automatique efficace. Résultat : on peut positionner l’appareil sur une étagère basse ou au plafond sans trop de contraintes.
À qui s’adresse vraiment ce projecteur ?
Le W4100i n’est clairement pas destiné aux passionnés qui construisent une salle noire dédiée avec rideaux occultants, isolation phonique et calibration professionnelle poussée. Pour eux, des références comme le W5800 ou certains modèles JVC / Sony resteront préférables.
En revanche, il devient extrêmement intéressant pour tous ceux qui souhaitent :
- Profiter d’un très grand écran dans un salon classique
- Regarder beaucoup de streaming sans frustration
- Jouer de temps en temps sur console next-gen
- Éviter les coûts cachés d’une lampe à remplacer tous les 3-4 ans
À 2 999 $ (souvent accompagné d’une offre de support plafond gratuit pour une durée limitée), il se situe dans une zone de prix stratégique : nettement moins cher qu’un téléviseur OLED / Mini-LED 100-120 pouces, et plus polyvalent qu’un projecteur laser entrée de gamme.
Verdict : un sérieux concurrent dans le milieu de gamme premium
Le BenQ W4100i ne révolutionne pas le marché à lui seul, mais il synthétise intelligemment plusieurs avancées récentes : source 4LED durable et puissante, intelligence artificielle appliquée au traitement d’image, calibration sérieuse d’usine, connectivité complète et compatibilité gaming moderne.
Pour beaucoup de foyers qui hésitaient encore entre un très grand téléviseur et un projecteur, ce modèle pourrait bien faire pencher la balance en faveur du vidéoprojecteur en 2026. À condition, bien sûr, d’accepter de brancher un vrai système sonore et de choisir une toile adaptée à la luminosité ambiante de la pièce.
Le home cinéma grand public continue donc son incroyable démocratisation. Et si la prochaine étape était tout simplement… de ne plus avoir besoin d’une salle dédiée du tout ?