Meta Rachete Manus : L’Agent IA Révolutionnaire
Imaginez un assistant virtuel capable de trier des candidatures, d'organiser vos vacances complexes ou d'analyser un portefeuille d'actions sans que vous ayez à lui dicter chaque étape. C'est exactement ce que promettait Manus depuis son lancement fracassant au printemps 2025. Et aujourd'hui, cette innovation venue d'Asie rejoint les rangs de Meta pour une somme qui fait tourner les têtes : plus de deux milliards de dollars. Une opération qui marque un tournant majeur dans la course à l'intelligence artificielle.
Meta mise gros sur les agents IA autonomes
Mark Zuckerberg ne cache plus son ambition : faire de l'IA le cœur battant de toutes les plateformes du groupe. Après des investissements massifs dans les infrastructures et l'open-source avec Llama, Meta passe désormais à la vitesse supérieure en rachetant des pépites capables de monétiser rapidement cette technologie. Manus représente précisément cela : une solution qui génère déjà des revenus conséquents et qui séduit des millions d'utilisateurs.
Contrairement aux chatbots classiques qui attendent patiemment vos instructions, Manus se positionne comme un véritable agent autonome. Il planifie, exécute et livre des résultats complets avec un minimum d'interventions humaines. Cette approche « agentique » change radicalement la donne, passant d'une simple conversation à une réelle collaboration proactive.
Un parcours fulgurant pour une jeune pousse asiatique
Fondée en 2022 à Pékin sous le nom de Butterfly Effect, l'entreprise a rapidement migré à Singapour en 2025 pour des raisons stratégiques évidentes dans un contexte géopolitique tendu. Ce déménagement n'a pas freiné son ascension. Dès le lancement public au printemps, une vidéo démo virale a enflammé les réseaux : l'agent IA réalisait des tâches complexes en toute autonomie, surpassant selon ses créateurs des outils comme le Deep Research d'OpenAI.
Les investisseurs n'ont pas tardé à s'intéresser de près. Benchmark a mené un tour de table de 75 millions de dollars au printemps, valorisant la société à 500 millions post-money. Parmi les autres participants figuraient des poids lourds comme Tencent, ZhenFund et HSG. Mais c'est surtout la traction commerciale qui impressionne : en décembre 2025, Manus annonçait plusieurs millions d'utilisateurs et un revenu annuel récurrent dépassant les 100 millions de dollars grâce à son modèle d'abonnement.
« Manus est déjà au service des besoins quotidiens de millions d'utilisateurs et d'entreprises dans le monde entier. »
– Déclaration officielle de Meta lors de l'annonce
Cette croissance explosive en moins d'un an explique pourquoi Meta a agi si vite. L'acquisition, bouclée fin décembre 2025, valorise Manus bien au-delà de sa dernière levée, confirmant l'appétit vorace des géants pour les applications IA rentables.
Les promesses d'intégration dans l'écosystème Meta
Meta a été clair : Manus continuera d'opérer de manière relativement indépendante depuis Singapour, tout en injectant sa technologie dans les produits phares du groupe. Facebook, Instagram et WhatsApp devraient bientôt bénéficier d'agents plus intelligents, capables d'automatiser des tâches complexes pour les utilisateurs quotidiens comme pour les entreprises.
Meta AI, déjà déployé sur ces plateformes, va gagner en profondeur. Imaginez demander à votre assistant intégré de préparer un voyage entier : vols, hôtels, itinéraire personnalisé, budget respecté, le tout sans multiplier les prompts. Ou pour les professionnels : analyser des données marché, générer des rapports automatisés, voire assister dans le recrutement. Ces scénarios, encore futuristes pour beaucoup, deviennent réalité grâce à cette union.
- Intégration progressive dans Meta AI pour plus d'autonomie
- Maintien du service d'abonnement Manus pour les utilisateurs existants
- Focus accru sur les usages B2B et productivité entreprise
- Renforcement de la position concurrentielle face à OpenAI et Google
Cette stratégie s'inscrit dans une série d'opérations agressives en 2025 : investissements massifs, recrutements de talents et rachats ciblés. Manus apporte non seulement une technologie avancée mais aussi une équipe d'une centaine de personnes expertes en agents IA.
Les enjeux géopolitiques derrière l'opération
L'origine chinoise des fondateurs n'est pas passée inaperçue. Dès le printemps, certains sénateurs américains avaient critiqué les investissements américains dans une entité liée à la Chine. Meta a donc pris des précautions : après l'acquisition, aucun lien avec des investisseurs chinois ne subsistera, et les opérations en Chine cesseront définitivement.
Cette clause vise à apaiser les régulateurs de Washington, dans un climat où la compétition technologique sino-américaine reste explosive. Pékin examine d'ailleurs le deal pour d'éventuelles violations de contrôles technologiques. Singapour, position neutre et hub tech asiatique, a servi de tremplin idéal pour contourner ces tensions.
« Il n'y aura aucun intérêt chinois persistant dans Manus AI après la transaction, et Manus AI cessera ses services et opérations en Chine. »
– Porte-parole de Meta à Nikkei Asia
Cette restructuration rapide illustre la prudence des Big Tech face aux risques réglementaires, tout en captant des talents et technologies issus d'écosystèmes dynamiques comme celui de la Chine.
Pourquoi cet achat change la donne pour l'IA grand public
Alors que beaucoup d'IA restent cantonnées à la génération de texte ou d'images, les agents autonomes comme ceux de Manus promettent une véritable productivité augmentée. Leur capacité à enchaîner des actions complexes sans supervision constante ouvre des perspectives immenses : e-commerce personnalisé, gestion de projets automatisée, assistance quotidienne ultra-efficace.
Meta, avec ses milliards d'utilisateurs, dispose d'une caisse de résonance unique. Intégrer ces agents dans les flux sociaux et messagerie pourrait démocratiser l'IA avancée bien plus vite que des solutions isolées. Pour les startups concurrentes, le message est clair : la monétisation rapide et les usages concrets valent aujourd'hui des valorisations stratosphériques.
Dans un secteur où les dépenses en data centers atteignent des sommets, Meta démontre qu'investir dans des produits rentables reste la voie royale. Manus, avec son modèle d'abonnement prouvé, apporte cette preuve de concept que beaucoup cherchent désespérément.
Vers une nouvelle ère d'agents IA chez Meta ?
Cette acquisition n'est pas un coup isolé. Elle s'inscrit dans une vision plus large où l'IA ne se contente plus d'assister mais d'agir. Zuckerberg mise sur des « super-intelligences » capables de transformer nos interactions numériques. Avec Manus, il gagne un atout majeur pour concrétiser cette promesse.
Les prochains mois révéleront comment ces technologies fusionnent concrètement. Les utilisateurs verront-ils apparaître des agents proactifs dans leur fil d'actualité ? Les entreprises bénéficieront-elles d'outils d'automatisation inédits via WhatsApp Business ? Une chose est sûre : l'IA entre dans une phase où elle passe de gadget à utilitaire indispensable.
En rachetant Manus, Meta ne se contente pas d'ajouter une technologie à son arsenal. Il accélère l'arrivée d'une IA qui travaille vraiment pour nous, en autonomie. Une révolution silencieuse mais puissante qui pourrait redéfinir notre quotidien numérique dans les années à venir.
Et vous, seriez-vous prêt à déléguer des tâches entières à un agent IA intégré à vos réseaux sociaux ? L'avenir semble déjà bien engagé dans cette direction.