ChatGPT Prédit l’Âge des Utilisateurs pour Protéger les Mineurs

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ChatGPT Prédit lÂge des Utilisateurs pour Protéger les Mineurs   Innovationsfr
février 14, 2026

ChatGPT Prédit l’Âge des Utilisateurs pour Protéger les Mineurs

Imaginez un instant : vous discutez tranquillement avec une intelligence artificielle, vous posez des questions parfois personnelles, parfois audacieuses… et soudain, sans que vous l’ayez demandé, l’IA vous place dans une catégorie d’âge. C’est exactement ce que vient de déployer OpenAI pour ChatGPT. Une mesure qui soulève autant d’espoir que d’interrogations dans un monde où l’intelligence artificielle conversationnelle est devenue omniprésente, surtout chez les plus jeunes.

Une réponse concrète face à une problématique grandissante

Depuis plusieurs années, les critiques pleuvent sur les grands acteurs de l’IA générative. On leur reproche de ne pas suffisamment protéger les enfants et adolescents contre des contenus inappropriés, voire dangereux. OpenAI n’échappe pas à la règle. Plusieurs cas tragiques ont été médiatisés, où des interactions prolongées avec ChatGPT auraient contribué à des drames personnels chez des mineurs. À cela s’ajoutent des bugs embarrassants, comme celui qui permettait à l’IA de générer du contenu érotique pour des utilisateurs mineurs.

Face à cette pression croissante – venant à la fois des familles, des associations de protection de l’enfance et des régulateurs –, OpenAI a décidé d’agir. La dernière innovation en date : un système de prédiction d’âge entièrement automatisé qui analyse le comportement et les caractéristiques du compte pour estimer si l’utilisateur a moins de 18 ans.

Comment OpenAI estime-t-il votre âge sans vous poser la question ?

Le mécanisme repose sur plusieurs signaux combinés, que l’entreprise qualifie de « comportementaux et liés au compte ». Parmi eux :

  • l’âge déclaré lors de la création du compte (quand il existe)
  • l’ancienneté du compte
  • les habitudes horaires de connexion (certains pics sont très typiques des collégiens et lycéens)
  • le style et le vocabulaire employé dans les conversations
  • le type de sujets abordés régulièrement

Une fois qu’un compte est classé comme « probable mineur », les fameux filtres de sécurité s’activent automatiquement. Exit les discussions trop explicites sur la sexualité, la violence ou d’autres thèmes jugés sensibles pour les moins de 18 ans. L’objectif affiché est clair : limiter les risques sans pour autant transformer ChatGPT en baby-sitter numérique ultra-restrictif.

« Nous voulons que ChatGPT reste utile et accessible, tout en étant responsable vis-à-vis des plus jeunes utilisateurs. »

– Extrait du communiqué officiel OpenAI

Et si l’algorithme se trompe ?

C’est l’une des grandes questions que soulèvent les observateurs. Un adulte qui se connecte à des horaires atypiques, qui utilise un langage très simple ou qui a créé son compte récemment pourrait-il se retrouver bloqué dans la catégorie « mineur » ? OpenAI a anticipé cette objection en mettant en place un recours simple, mais qui demande un effort : la vérification d’identité via un selfie.

Le processus est confié à Persona, un partenaire spécialisé dans la vérification d’identité. L’utilisateur envoie un selfie, l’algorithme biométrique compare avec une pièce d’identité (optionnelle selon les cas), et l’âge est réévalué. Si tout est conforme, les restrictions sautent et le compte repasse en mode adulte.

Cette solution n’est pas parfaite – elle demande de transmettre des données biométriques sensibles – mais elle représente un compromis intéressant entre protection et liberté d’utilisation.

Un pas de plus vers une IA plus responsable ?

Cette fonctionnalité n’arrive pas dans le vide. OpenAI travaille depuis longtemps sur la question de la sécurité des mineurs. Des filtres existaient déjà, des équipes dédiées à la modération et à la sécurité sont en place, et plusieurs mises à jour ont durci les règles au fil des mois. La prédiction d’âge automatique vient donc renforcer un écosystème déjà assez verrouillé.

Mais au-delà de l’aspect technique, ce choix pose une question de société plus large : jusqu’où les entreprises technologiques doivent-elles aller pour protéger les utilisateurs vulnérables ? Et à partir de quel niveau d’intrusion parle-t-on de surveillance plutôt que de protection ?

Les limites et les critiques qui persistent

Malgré les avancées, plusieurs voix s’élèvent encore. Certains experts estiment que la prédiction algorithmique reste intrinsèquement imparfaite. D’autres regrettent que l’entreprise n’ait pas opté pour une vérification systématique à l’inscription (comme le font déjà certains réseaux sociaux). Enfin, il y a ceux qui craignent une dérive vers une forme de censure généralisée, même pour les adultes.

Du côté des parents, l’initiative est plutôt bien accueillie, même si beaucoup soulignent qu’aucune technologie ne remplacera jamais une vraie éducation au numérique et un dialogue familial.

Vers une régulation plus stricte des IA conversationnelles ?

Ce que fait OpenAI aujourd’hui pourrait bien devenir la norme demain. En Europe, le Digital Services Act et le futur AI Act imposent déjà des obligations renforcées aux plateformes qui touchent un public jeune. Aux États-Unis, plusieurs États planchent sur des lois similaires. L’initiative de ChatGPT pourrait donc servir de référence – ou au contraire de contre-exemple si elle rencontre trop de faux positifs.

Dans tous les cas, elle marque une étape importante : celle où les créateurs d’IA conversationnelle acceptent de prendre en compte l’âge comme critère actif de personnalisation des restrictions, plutôt que comme simple clause dans les conditions d’utilisation.

Quel avenir pour les interactions homme-IA chez les adolescents ?

Les adolescents d’aujourd’hui grandissent avec des assistants IA dans leur poche. Ils s’en servent pour les devoirs, pour rire, pour se confier parfois. Limiter certains sujets ne signifie pas supprimer l’outil, mais plutôt l’adapter à leur maturité supposée. Reste à savoir si cette adaptation algorithmique sera perçue comme une protection bienveillante ou comme une entrave à la liberté d’expression.

Une chose est sûre : l’expérience ChatGPT ne sera plus jamais tout à fait la même selon que vous avez 15 ou 25 ans. Et c’est peut-être le signe que l’intelligence artificielle conversationnelle entre véritablement dans une phase de maturité… responsable.

Le débat ne fait que commencer.

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