Revers Judiciaires de Trump Boostent l’Éolien Offshore

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février 26, 2026

Revers Judiciaires de Trump Boostent l’Éolien Offshore

Imaginez des dizaines de géants d’acier et de fibre de verre plantés en pleine mer, tournant lentement pour capter le vent et transformer cette force invisible en électricité propre. Ces colosses marins, promis à devenir des piliers de notre futur énergétique, viennent de recevoir un coup de pouce inattendu… grâce à des revers judiciaires essuyés par l’administration Trump. Une ironie de l’histoire qui pourrait bien changer la donne pour l’avenir énergétique de la côte Est américaine.

Un coup d’arrêt brutal… vite contesté

Fin décembre 2025, le Département de l’Intérieur américain ordonnait l’arrêt immédiat des travaux sur cinq projets éoliens offshore en construction. Motif invoqué : des risques pour la sécurité nationale, en l’occurrence des perturbations potentielles sur les radars militaires et civils. Une décision qui a sidéré les professionnels du secteur, alors que ces parcs avaient déjà franchi de multiples étapes réglementaires après des années d’études.

Les développeurs n’ont pas tardé à réagir. Trois d’entre eux – Equinor pour Empire Wind, Ørsted pour Revolution Wind et Dominion Energy pour Coastal Virginia Offshore Wind – ont immédiatement saisi la justice. Moins d’un mois plus tard, plusieurs juges fédéraux ont suspendu ces ordres de cessation, autorisant la reprise des chantiers. Une claque juridique pour l’exécutif.

Ce qui frappe dans ces décisions, c’est la rapidité et la fermeté des magistrats. Certains d’entre eux, pourtant nommés sous l’ère Trump, n’ont pas hésité à pointer les faiblesses évidentes des arguments présentés par le gouvernement.

Des juges sceptiques face aux arguments officiels

Dans la salle d’audience, l’administration a eu du mal à convaincre. Le juge Carl Nichols, pourtant nommé par Donald Trump, a relevé que le mémoire du gouvernement ne mentionnait même pas le terme « arbitraire et capricieux », pierre angulaire du droit administratif américain quand il s’agit de contester une décision d’agence fédérale.

Votre mémoire ne contient même pas le mot « arbitraire ».

– Juge Carl Nichols, à l’adresse du Département de la Justice

Autre point soulevé par plusieurs magistrats : pourquoi bloquer la construction si le problème concerne surtout l’exploitation future des parcs ? Les turbines ne perturbent pas les radars avant d’être opérationnelles. Cette incohérence a renforcé le sentiment que la décision relevait davantage d’une posture politique que d’une réelle analyse technique.

Les projets qui repartent sur les rails

Trois chantiers majeurs peuvent désormais reprendre :

  • Empire Wind (New York) – porté par Equinor, prévu pour alimenter environ 500 000 foyers
  • Revolution Wind (Rhode Island / Connecticut) – co-développé par Ørsted et Eversource
  • Coastal Virginia Offshore Wind – le plus grand projet actuellement en construction aux États-Unis, porté par Dominion Energy

Ces trois parcs représentent à eux seuls environ 6 gigawatts de capacité installée. À titre de comparaison, la France vise environ 50 GW d’éolien en mer d’ici 2050, soit un rythme bien plus lent malgré une surface maritime bien plus vaste.

Pourquoi l’offshore wind fait peur à certains

Donald Trump n’a jamais caché son aversion pour l’éolien marin. Lors d’une récente rencontre avec des dirigeants pétroliers, il a lancé : « Je ne suis pas vraiment fan des éoliennes. » Cette position s’inscrit dans une vision plus large qui privilégie les énergies fossiles et voit dans les renouvelables intermittentes une menace pour la fiabilité du réseau.

Le sujet des radars est réel. Les pales en rotation peuvent créer des « échos fantômes » sur certains systèmes radar plus anciens. Cependant, les solutions techniques existent : adaptation des emplacements, mise à niveau des équipements de détection, filtres logiciels. La plupart des projets approuvés depuis 2020 intègrent déjà ces mesures.

Un potentiel énergétique colossal pour les États-Unis

Selon une étude du Département de l’Énergie parue en 2024, la côte Est américaine pourrait accueillir jusqu’à 110 gigawatts d’éolien offshore d’ici 2050. À l’échelle nationale, le potentiel technique atteindrait 13 500 térawattheures par an – soit trois fois la consommation électrique actuelle du pays.

Ces chiffres impressionnants prennent tout leur sens quand on regarde la carte :

  • Le Nord-Est paie parmi les factures d’électricité les plus élevées du pays
  • La région abrite plusieurs des plus gros marchés de data centers au monde
  • La demande explose avec l’intelligence artificielle, l’électrification des transports et le retour de certaines industries

L’éolien offshore, aujourd’hui l’une des sources d’électricité nouvelles les moins chères, apparaît comme une réponse rationnelle à ces défis. Chaque gigawatt supplémentaire permet de réduire la dépendance aux centrales au gaz et au charbon, tout en limitant la flambée des prix sur le marché de gros.

Et maintenant ?

Deux projets restent encore dans l’attente : Sunrise Wind (Ørsted) et Vineyard Wind 1. Leurs audiences sont programmées dans les prochaines semaines. Si la tendance se confirme, ils pourraient eux aussi voir leurs chantiers relancés rapidement.

Ce feuilleton judiciaire illustre une réalité plus large : même dans un contexte politique défavorable, les projets énergétiques structurants bénéficient souvent d’un cadre légal qui protège contre les décisions jugées arbitraires. Les tribunaux jouent ici leur rôle classique de garde-fou.

Pour les promoteurs, c’est un soulagement. Pour les consommateurs du Nord-Est américain, c’est potentiellement le début d’une ère où l’électricité redeviendra un peu plus abordable. Et pour la planète, c’est une nouvelle étape – modeste mais concrète – vers la décarbonation d’un des plus gros consommateurs d’énergie au monde.

Le vent, lui, continue de souffler au large. Et cette fois, les turbines ont le droit de tourner.

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