Kraken Robotics Rachète Covelya pour 615 M$

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Kraken Robotics Rachète Covelya pour 615 M$   Innovationsfr
mars 5, 2026

Kraken Robotics Rachète Covelya pour 615 M$

Imaginez un instant : sous la surface des océans, où la lumière s'efface et où les enjeux stratégiques se jouent à des centaines de mètres de profondeur, deux acteurs majeurs décident de joindre leurs forces. L'une est une pépite canadienne née à Terre-Neuve, l'autre un conglomérat britannique riche d'un demi-siècle d'expertise. Leur union ? Une transaction de 615 millions de dollars qui pourrait bien redessiner la carte des technologies sous-marines à l'échelle mondiale.

Le 4 mars 2026, Kraken Robotics a officialisé son intention d'acquérir Covelya Group, un mouvement audacieux qui propulse l'entreprise de St. John’s bien au-delà de ses frontières actuelles. Cette opération n'est pas une simple croissance externe : elle répond à l'explosion de la demande pour des solutions dual-use, capables de servir à la fois les marines militaires et les industries civiles comme l'énergie offshore ou l'inspection d'infrastructures critiques.

Une fusion qui crée un leader mondial incontesté

Avec cette acquisition, Kraken ne se contente pas d'agrandir son portefeuille. Elle devient un acteur incontournable dans un secteur où les barrières à l'entrée sont extrêmement élevées et où la croissance s'annonce explosive ces prochaines années. Les tensions géopolitiques, la sécurisation des câbles sous-marins, la surveillance des zones économiques exclusives : tous ces facteurs alimentent un marché en pleine effervescence.

Greg Reid, PDG de Kraken Robotics, ne cache pas son enthousiasme :

« Stratégiquement, cette acquisition offrira une opportunité unique de combiner deux leaders des technologies subsea aux produits complémentaires, opérant sur des marchés à fortes barrières d’entrée et à fort potentiel de croissance. »

– Greg Reid, Président et CEO de Kraken Robotics

Et il a raison. D'un côté, Kraken apporte son savoir-faire en sonar à ouverture synthétique (SAS), en capteurs sous-marins et en batteries haute performance. De l'autre, Covelya regroupe des noms prestigieux : Sonardyne pour la navigation et le positionnement acoustique, EIVA pour les logiciels de cartographie, Forcys pour les applications défense, Voyis Imaging pour l'imagerie sous-marine de pointe, sans oublier Wavefront Systems et Chelsea Technologies. Une complémentarité presque parfaite.

Les forces en présence : deux cultures, un objectif commun

Kraken Robotics, fondée en 2008 et cotée à la Bourse de croissance TSX sous le symbole PNG, s'est imposée comme l'une des entreprises technologiques les plus dynamiques du Canada atlantique. En 2025, elle figurait même en tête du classement TSX Venture 50. Ses robots sous-marins, ses capteurs et ses solutions d'IA pour l'analyse des fonds marins séduisent déjà plusieurs marines et acteurs industriels.

Covelya Group, créé en 2020 autour de Sonardyne International (une société vieille de 55 ans), opère quant à lui via six filiales spécialisées. Près de 750 employés répartis dans 12 sites sur quatre continents, une présence forte en Europe, en Amérique du Nord et en Asie-Pacifique. Le groupe est rentable, affiche des marges attractives et connaît une croissance soutenue.

Ensemble, ils devraient générer entre 351 et 379 millions de dollars de revenus sur la base des résultats préliminaires 2025. Une taille critique qui change tout dans les appels d'offres internationaux.

Pourquoi le secteur de la défense sous-marine explose-t-il ?

Les océans ne sont plus seulement un espace de commerce ou de ressources. Ils sont devenus un théâtre stratégique majeur. La protection des infrastructures sous-marines (câbles de communication, pipelines, parcs éoliens offshore) est devenue une priorité absolue pour de nombreux gouvernements. Ajoutez à cela la montée en puissance des systèmes sans équipage (USV, AUV, ROV) et vous obtenez un cocktail explosif pour les fournisseurs de technologies.

Dans ce contexte, les solutions dual-use – utilisables à la fois par les forces armées et les acteurs civils – sont particulièrement recherchées. Elles permettent aux industriels de diversifier leurs revenus tout en profitant des budgets défense souvent plus stables et conséquents.

  • Surveillance persistante des zones sensibles
  • Inspection rapide et sécurisée d'actifs sous-marins
  • Cartographie haute résolution en temps réel
  • Communication acoustique fiable sur de longues distances
  • Positionnement précis sans GPS (milieu contesté)

Autant de domaines où la nouvelle entité Kraken-Covelya pourra proposer des offres intégrées ultra-compétitives.

Une opération financée intelligemment

Pour boucler ce deal de taille, Kraken a opté pour une structure équilibrée : 480 millions $ en numéraire (via une facilité de crédit et une émission publique de reçus de souscription) et 135 millions $ en actions nouvelles émises au vendeur. Une façon de préserver une partie de la trésorerie tout en alignant les intérêts de l’ancien actionnaire principal de Covelya.

L’opération devrait être finalisée au deuxième trimestre 2026, sous réserve des approbations réglementaires habituelles. Une fois bouclée, Kraken comptera environ 1 200 employés et plus de 450 000 pieds carrés d’espace de production. Le siège social restera au Canada, et l’équipe dirigeante actuelle continuera de piloter le navire, épaulée par plusieurs cadres clés de Covelya.

Quelles perspectives pour les prochaines années ?

En organisant ses activités autour de deux unités distinctes – Défense et Commercial – Kraken mise sur une stratégie claire : capter les budgets croissants des marines tout en conservant une base solide dans les marchés civils (pétrole & gaz, énergies renouvelables marines, recherche océanographique).

Les synergies attendues sont multiples : ventes croisées auprès de clients communs, élargissement géographique, renforcement des capacités R&D, optimisation des chaînes d’approvisionnement. Autant d'éléments qui devraient accélérer la croissance organique et améliorer les marges.

Pour les observateurs du secteur, cette opération marque aussi l’affirmation d’une ambition canadienne dans un domaine souvent dominé par les géants américains et européens. Kraken, qui était déjà un acteur respecté, devient soudain un poids lourd crédible face aux leaders historiques.

Un signal fort pour l’écosystème startup canadien

Au-delà des chiffres, ce deal envoie un message puissant : même une société issue d’une province comme Terre-Neuve peut viser très haut sur la scène internationale quand elle maîtrise une technologie critique et qu’elle sait saisir les opportunités au bon moment.

Pour les jeunes pousses canadiennes dans la deep tech, la défense et les technologies marines, Kraken devient un exemple inspirant. Preuve qu’avec de l’innovation, une exécution solide et une vision stratégique, il est possible de passer d’un statut de niche player à celui de consolidateur global.

Et maintenant ? Reste à voir comment cette nouvelle entité saura transformer cette complémentarité technologique en valeur concrète pour ses clients, ses employés et ses actionnaires. Mais une chose est sûre : les fonds marins n’ont pas fini de livrer leurs secrets… ni leurs opportunités.

Le grand plongeon stratégique de Kraken ne fait que commencer.

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