Bruxelles et Pékin Négocient un Prix Plancher pour les Voitures Électriques Chinoises

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Bruxelles et Pékin Négocient un Prix Plancher pour les Voitures Électriques Chinoises   Innovationsfr
novembre 26, 2024

Bruxelles et Pékin Négocient un Prix Plancher pour les Voitures Électriques Chinoises

Le bras de fer commercial entre l'Union européenne et la Chine sur l'épineuse question des voitures électriques semble parti pour durer. Des représentants des deux blocs discutent actuellement d'alternatives aux lourds droits de douane imposés depuis peu par Bruxelles sur ces véhicules made in China. Parmi les pistes envisagées : la mise en place d'un prix plancher en-dessous duquel il serait interdit de vendre ces voitures branchées sur le Vieux Continent. Mais pour l'heure, aucun accord ne semble en vue.

L'Europe dégaine les taxes douanières face aux subventions chinoises

Depuis plusieurs mois, un différend oppose Pékin et Bruxelles sur la question des aides publiques accordées par l'État chinois à son industrie automobile électrique. Après une longue enquête, l'UE a conclu que ces subventions permettaient aux constructeurs chinois de vendre leurs voitures à un prix artificiellement bas en Europe, menaçant les acteurs locaux. Pour rééquilibrer la donne, les Vingt-Sept ont décidé le mois dernier de taxer jusqu'à 45,3% certains véhicules électriques importés de Chine, dans le cadre de la plus vaste enquête commerciale jamais menée par l'Europe.

Une décision « arbitraire » et « protectionniste » aux yeux de Pékin, qui n'a pas tardé à riposter en brandissant la menace de mesures de représailles. Mais l'UE campe sur ses positions, bien décidée à défendre bec et ongles son marché automobile face à la déferlante chinoise.

Un prix minimum pour sortir de l'impasse ?

Pour sortir de cette guerre commerciale, une solution alternative serait à l'étude : la fixation d'un prix plancher pour les voitures électriques importées de Chine. L'idée ? Empêcher les véhicules subventionnés d'être vendus en Europe en-dessous d'un certain seuil de prix, afin de gommer leur avantage compétitif déloyal.

Un prix minimum pour les voitures électriques chinoises pourrait augmenter leur prix et répondre aux subventions accordées par Pékin, dont l'UE a conclu qu'elles entraînaient des prix artificiellement bas.

– Un fonctionnaire européen

Mais les discussions achoppent pour l'instant, les négociateurs chinois et européens ne parvenant pas à s'entendre sur le niveau d'un tel prix minimum. « Bien que les négociations se poursuivent, des obstacles demeurent et empêchent la conclusion d'un accord », déplore un diplomate européen proche du dossier.

Vers une nouvelle escalade ?

Si aucun terrain d'entente n'est trouvé, le risque est grand de voir les tensions commerciales s'exacerber entre les deux géants économiques. Pékin a d'ores et déjà averti qu'il n'hésiterait pas à prendre des mesures de rétorsion si l'Europe maintenait ses taxes douanières.

Le torchon brûle également au sein même de l'UE, certains États membres critiquant la ligne dure adoptée par Bruxelles, par crainte de perdre l'accès au gigantesque marché automobile chinois. Mais d'autres pays, France et Allemagne en tête, jugent vital de protéger la filière européenne face à la concurrence déloyale chinoise.

La partie s'annonce serrée, tant les enjeux sont importants des deux côtés. L'industrie automobile européenne, déjà fragilisée, joue en partie son avenir. Quant à la Chine, elle entend bien profiter de son avance technologique dans l'électrique pour conquérir l'Europe, deuxième marché automobile mondial derrière la Chine. Fin stratèges, Chinois et Européens avancent leurs pions avec prudence. Mais ils savent aussi que l'heure n'est plus à la naïveté et que l'affrontement est souvent le prix à payer pour défendre ses intérêts dans un monde toujours plus compétitif.

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