
DMZ Women Summit : 535 000 $ pour les Start-ups Féminines
Saviez-vous que les entreprises dirigées par des femmes génèrent des rendements supérieurs à la moyenne, tout en restant sous-financées ? Le 7 mars 2025, une initiative audacieuse a décidé de changer la donne. Lors du troisième sommet annuel DMZ Women Innovation, quatre fondatrices visionnaires ont brillé sous les projecteurs, décrochant un investissement total de 535 000 dollars pour leurs projets révolutionnaires. Entre intelligence artificielle, santé connectée et agriculture urbaine, cet événement ne se contente pas de célébrer l’innovation : il la propulse.
Un tremplin pour l’avenir entrepreneurial féminin
Organisé à Toronto, ce sommet n’est pas une simple vitrine. C’est un véritable accélérateur pour les entrepreneuses qui osent défier les conventions. Sur 200 candidatures, dix finalistes ont eu l’opportunité de présenter leurs idées devant un jury composé d’experts de The Firehood et de DMZ Ventures, un fonds d’investissement qui a marqué l’événement par son engagement inédit. Résultat ? Quatre projets ont séduit, chacun porté par une femme déterminée à transformer son secteur.
Cashew : l’IA au service des études de marché
Imaginez une plateforme capable d’analyser les tendances du marché en un clin d’œil grâce à l’intelligence artificielle. C’est ce que propose Cashew, grande gagnante du sommet avec un financement de 190 000 dollars, dont 150 000 issus de DMZ Ventures. Cette solution permet aux entreprises de prendre des décisions éclairées sans se perdre dans des données complexes. Une révolution qui attire déjà l’attention des investisseurs.
Nous soutenons les fondateurs qui font réellement avancer les choses.
– Abdullah Snobar, directeur exécutif de DMZ
Migranium : la santé réinventée par l’IA
Deuxième lauréate, Migranium a obtenu 125 000 dollars pour sa plateforme qui optimise les opérations dans le secteur médical grâce à l’IA. En automatisant des tâches chronophages, elle libère du temps pour les professionnels de santé, améliorant ainsi la qualité des soins. Un pari audacieux sur l’avenir de la santé connectée, dans un monde où chaque minute compte.
Edie Farming : l’agriculture prend de la hauteur
Avec 120 000 dollars en poche, Edie Farming mise sur les serres commerciales installées sur les toits urbains. Ce concept d’agriculture durable rapproche la production alimentaire des consommateurs, tout en réduisant l’empreinte carbone. Une idée verte qui pourrait bien redéfinir notre rapport à l’alimentation en ville.
Metronome : une maison plus intelligente
Enfin, Metronome a séduit avec son système d’intelligence domestique basé sur l’IA, récoltant 100 000 dollars. Cette plateforme anticipe les besoins des habitants, optimise la consommation énergétique et renforce la sécurité. Une innovation qui illustre parfaitement la fusion entre technologie et quotidien.
Pourquoi cet investissement record ?
Jamais DMZ Ventures n’avait autant investi lors d’une seule compétition. Ce choix reflète une conviction profonde : les start-ups dirigées par des femmes ne sont pas seulement prometteuses, elles sont rentables. Abdullah Snobar, directeur exécutif de DMZ, ne mâche pas ses mots face aux réticences de certains acteurs technologiques sur la diversité.
Alors que des géants comme Shopify démantèlent leurs programmes d’inclusion, le sommet DMZ prend le contre-pied. Une lettre ouverte récente, signée par près de 1 000 leaders canadiens, a d’ailleurs dénoncé ce recul, plaidant pour un écosystème plus équitable. Le message est clair : investir dans les femmes, c’est investir dans l’avenir.
Des femmes d’exception à l’honneur
Le sommet ne s’est pas arrêté aux pitchs. Dix femmes ont été distinguées comme Women of the Year pour leurs contributions exceptionnelles au paysage technologique canadien. Parmi elles, Snita Balsara de BDC, Rachel Bartholomew de Femtech Canada ou encore Noura Sakkijha de Mejuri. Ces leaders inspirent par leur audace et leur impact.
Leurs parcours variés – de la fintech à la santé en passant par l’éducation – montrent que l’innovation n’a pas de limites quand elle est portée par des visions fortes. Une reconnaissance qui va au-delà des mots, avec un réseau et des opportunités concrètes à la clé.
Un écosystème en mutation
Le DMZ Women Innovation Summit n’est pas un événement isolé : il s’inscrit dans une dynamique plus large. Au Canada, les start-ups féminines gagnent du terrain, portées par des réseaux comme The Firehood et des initiatives publiques. Pourtant, les défis persistent : accès au capital, visibilité, préjugés. Chaque dollar investi ici est une réponse à ces obstacles.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Les entreprises fondées par des femmes affichent des taux de croissance impressionnants, souvent avec moins de ressources initiales. En misant sur des secteurs clés comme l’IA, la santé et l’agriculture, ces entrepreneuses redessinent les contours de l’économie de demain.
Les leçons à tirer
Que nous apprend cet événement ? D’abord, que l’innovation ne connaît pas de genre, mais que le soutien, lui, doit être ciblé. Ensuite, que les idées les plus disruptives naissent souvent là où on les attend le moins. Voici quelques points clés à retenir :
- L’IA est au cœur des transformations, de la santé à la maison.
- L’agriculture urbaine répond à un besoin urgent de durabilité.
- Les femmes entrepreneuses méritent plus qu’un strapontin dans la tech.
Ces leçons ne sont pas théoriques. Elles se traduisent en projets concrets, en emplois créés, en solutions qui touchent des millions de vies. Le sommet DMZ n’est qu’un début : une étincelle pour un feu qui ne demande qu’à grandir.
Et après ?
Les 535 000 dollars injectés ne sont pas une fin en soi. Pour Cashew, Migranium, Edie Farming et Metronome, c’est une rampe de lancement. Ces start-ups vont maintenant devoir prouver leur valeur sur le terrain, face à des marchés exigeants et des concurrents aguerris.
Mais au-delà des chiffres, c’est une vague de changement qui s’amorce. En valorisant les femmes dans la tech, le Canada se positionne comme un leader mondial de l’innovation inclusive. La question n’est plus de savoir si ces entrepreneuses réussiront, mais jusqu’où elles nous emmèneront.