GTMfund Révolutionne la Distribution en Ère IA
Imaginez : vous avez développé un produit d’intelligence artificielle absolument remarquable, votre équipe technique est exceptionnelle, vous avez levé plusieurs millions… et pourtant, les clients ne viennent pas. Ou pire, ils viennent, essaient, puis disparaissent. Ce scénario, malheureusement, devient presque banal en 2026. Alors que la technologie n’a jamais été aussi accessible, la vraie bataille se joue ailleurs : sur le terrain de la distribution.
C’est précisément ce constat qui anime GTMfund, un fonds pas comme les autres. Leur thèse est claire et provocante : dans l’ère de l’IA, la distribution est devenue le dernier véritable moat. Le produit ? Il se copie en quelques semaines. La façon dont vous atteignez vos clients, en revanche, peut rester unique… à condition de sortir des sentiers battus.
Quand le produit ne suffit plus
Nous sommes en 2026. Les outils no-code, low-code et les modèles open-source ont démocratisé la création logicielle à un point inimaginable il y a seulement cinq ans. Résultat : le marché est saturé de solutions très similaires. Ce qui différenciait hier une licorne naissante n’est plus qu’une feature que le concurrent ajoutera dans sa prochaine mise à jour.
Face à cette réalité, Paul Irving, partner et COO de GTMfund, ne mâche pas ses mots : les fondateurs qui continuent d’investir 80 % de leur énergie (et de leur trésorerie) dans le produit tout en appliquant un playbook go-to-market générique de 2018 sont condamnés à rester invisibles.
« L’ouverture pour construire votre moteur de go-to-market n’a jamais été aussi large. Les chemins qui fonctionnent sont devenus extrêmement spécifiques à chaque entreprise. »
– Paul Irving, Partner & COO @ GTMfund
Cette citation résume parfaitement la philosophie du fonds : il n’existe plus de recette unique. Chaque startup doit inventer sa propre voie de distribution.
Les pièges classiques à éviter en 2026
Beaucoup de fondateurs reproduisent mécaniquement ce qui marchait il y a dix ans : lever 2 M$, embaucher une petite équipe sales SDR + AE dès le mois 6, lancer 50 k$ de LinkedIn Ads et de Google Ads… puis s’étonner que le CAC explose et que le payback time atteigne 24 mois.
GTMfund pousse ses portefeuilles à faire exactement l’inverse dans les premiers 12-18 mois :
- Ne pas embaucher de commerciaux full-time trop tôt
- Ne pas brûler de budget paid media important avant d’avoir validé un canal organique dominant
- Ne pas tenter d’être partout (LinkedIn + TikTok + Reddit + cold email + events + SEO)
- Rechercher au contraire un seul canal injustement négligé où la concurrence est faible
C’est contre-intuitif, mais c’est souvent là que naissent les croissances les plus explosives et les plus durables.
Exemples concrets de distribution “non conventionnelle”
Paul Irving raconte souvent l’histoire d’une startup du portefeuille qui a choisi de devenir hyper-active dans trois groupes Facebook très nichés. Pas de publicités sponsorisées, pas d’influenceurs. Juste du temps passé à répondre, à partager du contenu utile, à organiser des mini-événements virtuels dans ces communautés.
Résultat ? Sur les ~1 000 membres actifs de ces groupes, environ 700 correspondaient parfaitement à leur ICP. En une année, ils ont signé plus de 50 clients sans dépenser un euro en acquisition payante. Coût par lead ? Quasi nul. Qualité des clients ? Exceptionnelle.
D’autres exemples cités incluent :
- Créer un mini-jeu viral sur Discord pour attirer les early adopters tech
- Produire des threads Twitter ultra-détaillés qui deviennent des références sur un sujet précis
- Participer à des subreddits très spécifiques en mode “membre utile” pendant six mois avant de lancer le produit
- Construire une communauté privée sur Telegram ou Slack avant même d’avoir un MVP public
Ces approches demandent du temps, de la patience et surtout une vraie compréhension fine de l’écosystème cible. Mais elles créent des actifs extrêmement défensibles.
Le rôle clé du réseau et des “operators”
GTMfund ne se contente pas de donner des conseils théoriques. L’un de leurs principaux avantages compétitifs est leur réseau d’opérateurs : des centaines de personnes qui ont déjà construit et scalé des go-to-market dans l’IA, le SaaS ou le consumer.
Mais attention : ils ne balancent pas un Google Sheet avec 300 contacts. Chaque introduction est réfléchie, personnalisée et mutuellement bénéfique. L’objectif est que les deux parties apprennent quelque chose et que la conversation ait de la valeur immédiate.
« Les gens sont incroyablement prêts à aider quand ils sentent que vous êtes curieux et que vous apportez aussi de la valeur. »
– Paul Irving
Cette mentalité du “donner avant de demander” est au cœur de la philosophie du fonds et explique en grande partie pourquoi leurs portefeuilles progressent souvent plus vite que la moyenne.
L’IA comme arme secrète de distribution
Paradoxalement, c’est l’IA elle-même qui permet aujourd’hui aux petites équipes de faire ce que seules les grandes entreprises pouvaient faire avant : hyper-personnaliser à grande échelle, analyser des milliers de conversations en temps réel, identifier les signaux faibles dans les communautés, automatiser les suivis pertinents sans jamais tomber dans le spam.
Quelques usages concrets observés chez les startups accompagnées par GTMfund :
- Analyse sémantique en temps réel des commentaires Reddit pour détecter les douleurs émergentes
- Génération de messages hyper-contextualisés à partir du profil LinkedIn + derniers posts
- Scoring automatique des leads communautaires selon leur niveau d’engagement réel
- Création de contenu “human-like” à très grande échelle pour nourrir plusieurs canaux organiques
L’ironie est belle : l’IA tue la différenciation produit, mais elle décuple la productivité en distribution pour ceux qui savent s’en servir intelligemment.
Les leçons pour tout fondateur en 2026
Après avoir écouté attentivement les principes défendus par GTMfund, voici ce que tout fondateur devrait se demander aujourd’hui :
- Quel est le canal le plus injuste que personne n’exploite vraiment dans mon ICP ?
- Suis-je en train de dépenser trop tôt dans des leviers payants avant d’avoir dominé un canal organique ?
- Est-ce que j’ai autour de moi 5 à 10 personnes qui ont déjà résolu le problème de distribution que je rencontre ?
- Comment puis-je utiliser l’IA pour devenir 10x plus efficace dans ma distribution sans perdre en authenticité ?
- Suis-je prêt à passer six mois à “servir gratuitement” une communauté avant de vendre ?
Les réponses à ces questions sont souvent plus importantes que la dixième feature que vous ajoutez au backlog.
Dans un monde où le code se démocratise à vitesse grand V, la capacité à atteindre ses clients de manière créative, authentique et scalable devient la compétence la plus rare… et donc la plus précieuse.
GTMfund n’a peut-être pas inventé la roue, mais ils sont en train de redessiner le terrain sur lequel la course se joue. Et pour l’instant, ceux qui suivent leurs principes semblent prendre une avance considérable.
Et vous, quel est votre canal de distribution le plus atypique aujourd’hui ?