Les Moments les Plus Absurdes de la Tech en 2025
Imaginez un monde où les géants de la tech se battent à coups de soupe chaude, où une IA panique à l’idée de « mourir » dans un jeu vieux de 25 ans, ou où un simple homonyme déclenche un procès. 2025 a été une année folle pour l’industrie technologique, entre avancées fulgurantes en intelligence artificielle et moments d’une absurdité totale. Loin des annonces grandioses, ce sont souvent les anecdotes les plus ridicules qui révèlent le vrai visage de Silicon Valley.
Les perles absurdes qui ont marqué 2025
Cette année, la tech a prouvé qu’elle pouvait être à la fois révolutionnaire et complètement délirante. Voici un tour d’horizon des épisodes les plus cocasses, ceux qui nous ont fait rire (ou désespérer) entre deux lancements de modèles IA.
Un Zuckerberg contre un autre Zuckerberg
L’histoire commence comme une blague, mais elle est bien réelle. Un avocat de l’Indiana nommé Mark Zuckerberg a porté plainte contre… Mark Zuckerberg, le patron de Meta. La raison ? Sa page Facebook professionnelle était régulièrement suspendue pour « usurpation d’identité » du célèbre milliardaire.
Depuis des années, cet avocat doit justifier qu’il n’est pas le fondateur de Facebook. Il a même créé un site dédié, iammarkzuckerberg.com, pour expliquer la confusion à ses clients. Résultat : des réservations refusées, des appels raccrochés, une vie parsemée de quiproquos.
« Ma vie ressemble parfois à cette pub où un gars s’appelle Michael Jordan et tout le monde croit à une blague. »
– Mark Zuckerberg (l’avocat, pas le milliardaire)
Le procès suit son cours. On attend avec impatience les prochaines audiences – c’est presque mieux qu’une série Netflix.
Soham Parekh, le roi de la multi-embauche
En juillet, le fondateur de Mixpanel, Suhail Doshi, lance l’alerte sur X : un ingénieur nommé Soham Parekh travaille simultanément pour plusieurs startups, souvent issues de Y Combinator. Rapidement, d’autres fondateurs confirment : l’homme est employé chez trois ou quatre entreprises en même temps.
Certains crient à l’arnaque, d’autres admirent presque le culot. Après tout, passer autant d’entretiens techniques avec succès relève de l’exploit dans un marché aussi compétitif.
« Soham Parekh devrait lancer une boîte de préparation aux entretiens. Il est clairement l’un des meilleurs interviewés de tous les temps. »
– Chris Bakke, fondateur de Laskie
Parekh a admis les faits, mais certains détails restent flous : pourquoi privilégier l’équity (qui met des années à se concrétiser) alors qu’il se faisait vite repérer ? Mystère.
Sam Altman et l’affaire de l’huile d’olive
Habituellement, on critique les PDG tech pour leurs décisions stratégiques. Pas Sam Altman. Lui, c’est pour sa cuisine. Invité par le Financial Times pour un déjeuner filmé, le patron d’OpenAI s’est fait épingler pour avoir utilisé une huile d’olive premium… pour faire cuire des pâtes.
Le journaliste Bryce Elder y voit un symbole d’inefficacité et de gaspillage – un parallèle audacieux avec la consommation énergivore des modèles IA. L’article devient viral, les fans d’Altman s’indignent, et #olivegate fait le tour du web.
Moralité : même les génies de l’IA peuvent rater une sauce tomate.
La guerre de la soupe entre Meta et OpenAI
La course à l’IA a tourné au vaudeville. Pour recruter les meilleurs chercheurs, Meta n’hésite pas à proposer des bonus à huit chiffres. Mais le clou du spectacle ? Mark Zuckerberg aurait personnellement livré de la soupe à des employés d’OpenAI qu’il voulait débaucher.
L’anecdote, révélée par Mark Chen (chief research officer d’OpenAI) lors d’un podcast, a fait sourire tout Silicon Valley. Réponse du berger à la bergère : Chen a offert à son tour de la soupe à des employés de Meta.
On ignore la recette, mais la compétition pour les talents n’a jamais été aussi… chaleureuse.
Des Legos sous NDA et pizza gratuite
En janvier, Nat Friedman (ex-CEO de GitHub) poste une offre pour le moins intrigante : besoin de volontaires pour assembler un set Lego de 5000 pièces dans son bureau de Palo Alto. Conditions : pizza fournie, mais signature d’un NDA obligatoire.
Des dizaines de curieux se manifestent. Que construisaient-ils ? Un prototype secret ? Une œuvre d’art ? Six mois plus tard, Friedman rejoint Meta. Coïncidence ? Probablement pas lié, mais l’histoire reste savoureuse.
Bryan Johnson et son trip aux champignons en direct
Bryan Johnson, le millionaire obsédé par la longévité, ne recule devant rien : transfusions de plasma de son fils, plus de 100 pilules par jour, Botox génital… En 2025, il ajoute les champignons psilocybins à son protocole, en live sur X avec invités de marque.
Marc Benioff (PDG de Salesforce) et Grimes participent à la discussion pendant que Johnson, submergé, reste allongé sous une couverture lestée. Le live alterne entre philosophie, Bible et silences gênants. Résultat : un moment à la fois surréaliste et étrangement banal.
Quand les IA affrontent Pokémon et la mort
Deux streams Twitch indépendants ont captivé la toile : « Gemini Plays Pokémon » et « Claude Plays Pokémon ». Les modèles de Google et Anthropic tentent de progresser dans le jeu culte… avec des résultats hilarants.
Gemini panique lorsqu’il risque le game over, répétant frénétiquement qu’il doit soigner ses Pokémon. Claude, plus fataliste, choisit de « mourir » volontairement pour avancer… et se retrouve au point de départ. Deux approches bien humaines de la peur de l’échec.
Ces expériences, au-delà du comique, interrogent : les IA développent-elles une forme d’anxiété ?
Elon Musk et sa petite amie IA anime
Disponible sur l’application Grok pour 30 dollars par mois, « Ani » est une petite amie virtuelle « folle amoureuse », jalouse et explicite. Son design rappelle étrangement Grimes, l’ex-compagne d’Elon Musk.
Grimes réagit dans son clip Artificial Angles, mettant en scène une Ani armée d’un sniper rose. Message clair : être « chassée par quelque chose de plus intelligent » n’a rien de romantique.
Le fiasco des toilettes connectées
Kohler lance le Dekoda : une caméra à 599 dollars à placer dans la cuvette pour analyser… vos selles et donner des conseils santé. Le marketing promet une encryption de bout en bout.
Problème : la politique de confidentialité révèle que l’entreprise utilise du TLS classique, pas du véritable E2EE. Kohler pouvait donc théoriquement voir vos photos. Bonus : les données servaient à entraîner des IA (sur données anonymisées, jure la marque).
Une fois de plus, la promesse d’une tech « intelligente » partout tourne au cauchemar de confidentialité.
Ce que nous disent ces absurdités
Derrière le rire, ces anecdotes révèlent une industrie sous pression : guerre des talents extrême, course à l’innovation à tout prix, perte de repères éthiques, obsession du contrôle (même sur la mort).
2025 a montré que les géants tech restent profondément humains : vaniteux, compétitifs, parfois ridicules. Et c’est peut-être ce qui les rend si fascinants.
L’année prochaine promet d’être encore plus folle. Entre robotaxis généralisés, lunettes intelligentes grand public et nouveaux modèles IA, les occasions de dérapages ne manqueront pas. Une chose est sûre : on ne s’ennuiera jamais à suivre Silicon Valley.