
Les startups technologiques s’adaptent malgré la pause des IPO
Dans un contexte post-électoral américain encore incertain, les startups technologiques doivent plus que jamais faire preuve d'agilité et de créativité pour poursuivre leur développement. Si la fenêtre des introductions en bourse (IPO) peine à se rouvrir outre-Atlantique, cela n'empêche pas ces pépites de l'innovation de trouver des alternatives audacieuses pour financer leur croissance.
Des IPO en suspens, mais des signaux encourageants
Certes, les IPO high-tech se font encore désirer sur le sol américain. Mais quelques lueurs d'espoir pointent à l'horizon. Le géant suédois du paiement différé Klarna vient ainsi de déposer confidentiellement son dossier auprès de la SEC, avec une valorisation qui aurait retrouvé des couleurs à 14,6 milliards de dollars. Signe que les investisseurs sont prêts à remettre au pot pour les acteurs les plus solides.
De son côté, l'Inde confirme son statut de nouvelle terre promise pour les IPO tech. La fintech PayU, propriété du groupe Naspers, vise une entrée en bourse en 2025. Tandis que la licorne de la livraison rapide Swiggy vient de réaliser des débuts fracassants sur les marchés.
Le M&A comme solution de repli
Face aux incertitudes des marchés financiers, de nombreuses startups technologiques misent sur la croissance externe. À l'image de la licorne de la cybersécurité Bitsight, qui vient de mettre 115 millions de dollars sur la table pour s'offrir Cybersixgill, un spécialiste israélien du dark web.
Même son de cloche du côté d'Anysphere, la startup derrière le populaire éditeur de code alimenté à l'IA Cursor. En rachetant son concurrent Supermaven, elle aurait reçu des offres d'investissement non sollicitées valorisant la société jusqu'à 2,5 milliards de dollars.
Northvolt dans la tourmente, les investisseurs au rendez-vous
Les temps sont durs pour le fabricant suédois de batteries Northvolt. Pour traverser la tempête, il vient de céder certains actifs à la startup californienne Lyten. Mais la confiance des investisseurs ne semble pas entamée. Les levées de fonds records se multiplient, à l'image d'Writer et sa série C de 200 millions de dollars, qui propulse la plateforme d'IA générative à 1,9 milliard de valorisation.
Autres gagnants de la semaine côté financement : la pépite française de la gestion de trésorerie Agicap (48 millions d'euros en série C) ou encore la jeune pousse américaine Starfish Space et ses 29 millions levés pour lancer une constellation de mini-satellites de maintenance.
L'IA, l'autre jackpot des startups
Dans ce paysage en constante évolution, l'intelligence artificielle s'impose comme le nouveau moteur des startups technologiques. Selon Station F, le célèbre campus parisien, près de 85% de ses 40 startups les plus prometteuses intègrent aujourd'hui l'IA dans leur offre. Preuve que cette technologie de rupture s'impose comme un must absolu pour tirer son épingle du jeu.
Alors oui, le contexte reste délicat pour les jeunes pousses high-tech, notamment en termes d'IPO. Mais celles-ci rivalisent d'audace et d'inventivité pour maintenir le cap. Entre levées de fonds massives, rachats stratégiques et paris sur l'IA, elles nous prouvent que l'approche "quoi qu'il en coûte" n'est pas réservée aux États. Les startups technologiques ont plus d'un tour dans leur sac pour transformer l'essai. Et nul doute que leur agilité forcera bientôt la porte des marchés financiers.