McRock Capital Clôture Son Troisième Fonds à 120 M$

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McRock Capital Clôture Son Troisième Fonds à 120 M$   Innovationsfr
janvier 5, 2026

McRock Capital Clôture Son Troisième Fonds à 120 M$

Imaginez un secteur souvent perçu comme traditionnel, presque figé dans le temps, soudain propulsé par des lignes de code intelligentes et des algorithmes d'intelligence artificielle. C'est précisément ce pari audacieux que fait depuis plus d'une décennie le fonds McRock Capital, basé à Toronto. Et en ce début d'année 2026, la firme vient de franchir une étape majeure : la clôture de son troisième fonds dédié aux logiciels industriels, pour un montant dépassant les 120 millions de dollars canadiens.

Dans un environnement de levées de fonds particulièrement ardu ces dernières années, cette annonce résonne comme une belle victoire pour les acteurs du capital-risque canadien. Elle témoigne aussi de la confiance persistante dans le potentiel transformateur des technologies appliquées aux industries lourdes, de la construction à la fabrication en passant par les infrastructures urbaines.

Un fonds ambitieux dans un marché exigeant

McRock Capital n'en est pas à son coup d'essai. Fondée en 2012 par Whitney Rockley et Scott MacDonald, la société s'est très tôt positionnée comme un spécialiste du « digital industriel ». Après un premier fonds de 70 millions en 2014 puis un deuxième à 112 millions en 2019, ce troisième véhicule d'investissement marque une nouvelle maturité pour la firme, qui atteint désormais 300 millions de dollars d'actifs sous gestion.

Malgré un objectif initial affiché à 200 millions, la réalité du marché a imposé une révision à la baisse. Les grands investisseurs institutionnels ont ralenti leurs engagements dans le venture capital, certains comme le Régime de pensions du Canada préférant réorienter leurs stratégies. Pourtant, Scott MacDonald se montre satisfait du résultat obtenu.

Si cela avait été plus bas, j’aurais eu l’impression de nous décevoir nous-mêmes. Si cela avait été plus élevé, cela aurait peut-être signifié que les choses avaient vraiment bien tourné.

– Scott MacDonald, co-fondateur et managing partner de McRock Capital

Cette citation illustre parfaitement l'équilibre que vise l'équipe : ambition mesurée et réalisme face aux cycles économiques.

Des investisseurs stratégiques de poids

Parmi les nouveautés marquantes de ce Fonds III, l'arrivée de deux géants américains : Caterpillar, leader mondial des engins de chantier, et Autodesk, référence incontestée dans les logiciels de conception. Leur entrée au capital n'est pas anodine : elle renforce la crédibilité de McRock et ouvre des portes précieuses pour les startups du portefeuille.

À leurs côtés, on retrouve des partenaires de longue date comme Exportation et développement Canada (EDC), BDC Capital, la Société de développement des entreprises de l'Alberta, le Fonds de solidarité FTQ ou encore Aspen Technology. Des nouveaux venus comme Bell Ventures, CIBC Innovation Banking et Venture Ontario complètent le tour de table, sans oublier plusieurs investisseurs privés fortunés restés discrets.

Cette combinaison d'institutionnels canadiens, de corporates stratégiques et d'acteurs privés démontre la capacité de McRock à fédérer des capitaux diversifiés même quand le vent souffle contre le secteur.

Focus exclusif sur le logiciel industriel

Une évolution majeure distingue ce troisième fonds : McRock a décidé de se concentrer exclusivement sur les logiciels industriels, délaissant progressivement les investissements en hardware. Un choix mûri après plusieurs expériences.

Scott MacDonald l'explique clairement : les entreprises de software affichent des trajectoires de croissance plus rapides et s'alignent mieux sur le cycle de vie classique d'un fonds venture (environ dix ans). Le hardware, même performant, demande souvent plus de temps pour scaler et sortir.

Le hardware était une voie moins simple – pas parce que les entreprises n'étaient pas excellentes ou que la croissance n'était pas là – mais parce qu'elles suivaient une trajectoire de vitesse différente des sociétés de software.

– Scott MacDonald

Avec l'essor fulgurant de l'intelligence artificielle, cette orientation semble particulièrement bien timée. L'IA permet d'optimiser les processus industriels, de prédire les pannes, d'améliorer la sécurité et de réduire l'empreinte carbone des usines ou des chantiers.

Une stratégie d'investissement ciblée

McRock intervient principalement en Series A et Series B, avec des tickets initiaux de 5 à 7 millions de dollars. L'objectif ? Accompagner des entreprises affichant déjà entre 5 et 20 millions de revenus annuels pour les aider à franchir le cap des 100 millions et au-delà.

La répartition géographique reste fidèle à l'ADN de la firme : environ 60 % des déploiements au Canada, le reste principalement aux États-Unis, avec quelques paris sélectifs en Europe et en Israël.

Le portefeuille visé pour ce fonds tourne autour d'une dizaine de participations, une concentration volontaire qui permet un accompagnement très rapproché des entrepreneurs.

Un track record déjà impressionnant

Les fonds précédents ont porté leurs fruits. Six sorties ont été réalisées, dont certaines très significatives :

  • Clearpath Robotics (Kitchener-Waterloo), rachetée par Rockwell Automation ;
  • Decisive Farming (Alberta), acquise par Telus ;
  • Mnubo (Montréal), intégrée par AspenTech ;
  • Poka (Québec), vendue à IFS ;
  • ThoughtTrace (Houston), reprise par Thomson Reuters.

Le premier fonds est en bonne voie pour générer un multiple de 3x, tandis que 40 % du capital du deuxième a déjà été rendu aux investisseurs grâce à ces exits. Parmi les positions actuelles, deux sociétés dépassent les 100 millions de dollars de chiffre d'affaires annuel : E2ip Technologies (affichage intelligent) et Miovision (gestion du trafic).

Les premiers paris du Fonds III

Deux investissements ont déjà été dévoilés : OneLayer, une société de Boston spécialisée dans la sécurité des réseaux cellulaires privés, et Foundation EGI, une startup californienne axée sur l'ingénierie IA. Ces choix illustrent la volonté de McRock de capter les opportunités les plus prometteuses en Amérique du Nord.

En parallèle, l'équipe s'est renforcée avec la promotion d'Udit Bhatnagar au rang de partner, rejoignant Scott MacDonald, Whitney Rockley et Ha Nguyen au comité de direction. Avec huit personnes au total, la structure reste volontairement agile.

Un symbole de résilience pour l'écosystème canadien

Au-delà des chiffres, cette clôture envoie un message fort : même dans un marché frileux, les thèses solides et les équipes expérimentées continuent d'attirer des capitaux. McRock Capital prouve qu'une spécialisation pointue, alliée à un historique de performance, peut faire la différence.

Alors que l'intelligence artificielle s'infiltre dans tous les secteurs, les logiciels industriels pourraient bien devenir l'un des moteurs majeurs de la prochaine vague de productivité mondiale. Et au Canada, McRock se positionne comme l'un des acteurs les plus affûtés pour en capter la valeur.

Dans un paysage tech où les modes passent vite, la constance paie. Et cette constance, McRock Capital la cultive depuis treize ans, un investissement à la fois.

Avec ce troisième fonds, la firme ne se contente pas de survivre : elle pose les bases pour accompagner la prochaine génération de champions industriels numériques. Reste à voir quels seront les prochains noms qui viendront enrichir la liste déjà impressionnante de ses succès passés.

Le voyage ne fait que commencer, et les industriels de demain regardent déjà vers Toronto.

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