MyHair AI : L’IA qui Sauve Vos Cheveux
Vous êtes dans le fauteuil du coiffeur, tout va bien, et puis… « Vous commencez à perdre un peu vos cheveux ». Boum. Cette phrase, des millions d’hommes (et de femmes) l’ont entendue un jour. Et la plupart ont immédiatement acheté le shampoing miracle proposé, même à 80 € le flacon.
C’est exactement ce qui est arrivé à Cyriac Lefort, entrepreneur français de 32 ans installé à New York. Choqué, il a plongé dans le monde opaque de la perte de cheveux. Résultat ? Une idée de startup qui vaut de l’or : MyHair AI.
MyHair AI : l’application qui voit ce que vos yeux ne voient pas encore
Le concept est d’une simplicité redoutable. Vous prenez trois photos de votre tête avec votre smartphone (sommet, côtés, arrière), vous les uploadez dans l’application, et en quelques secondes l’intelligence artificielle vous livre un diagnostic précis : densité capillaire, signes précoces de miniaturisation des follicules, stade sur l’échelle Norwood ou Ludwig.
Mais MyHair AI ne s’arrête pas là. Plus vous prenez de photos au fil des mois, plus l’IA suit l’évolution réelle de votre chevelure et vous alerte dès les premiers signes d’accélération.
« La perte de cheveux, c’est comme le cholestérol : quand tu le vois, il est souvent trop tard. Nous, on veut le détecter cinq ans avant que ça devienne visible à l’œil nu. »
– Cyriac Lefort, cofondateur de MyHair AI
Un marché de 50 milliards de dollars rempli d’arnaques
Le secteur de la repousse capillaire est un Far West. Cliniques aux avis truqués, shampoings à la caféine vendus 15 fois leur prix de revient, promesses miracles sur Instagram… Le consommateur est perdu.
Lefort et son associé Tilen Babnik (28 ans) ont décidé de ramener de la transparence grâce à la data et à l’IA. Leur modèle a été entraîné sur plus de 300 000 photos de cuirs chevelus annotées par des dermatologues – une base de données unique au monde.
Contrairement aux solutions concurrentes qui se contentent d’utiliser un grand modèle générique type GPT, MyHair AI a développé son propre réseau de neurones spécialisé. Résultat : une précision annoncée supérieure à 95 % pour détecter l’alopécie androgénétique au stade 1 ou 2.
Vibe coding : du prototype à 200 000 utilisateurs en quelques mois
L’histoire du développement est presque trop belle pour être vraie. Les deux fondateurs ont « vibe codé » le premier prototype en quelques semaines seulement, grâce à Cursor et aux nouveaux outils d’IA pour développeurs.
Lancement discret cet été 2025. Aujourd’hui :
- Plus de 200 000 comptes créés
- 1 000 abonnés payants (formule premium à 9,99 €/mois)
- 300 000 photos de cuir chevelu analysées
- Partenariats avec des cliniques en Europe et aux États-Unis
- Dr. Tess Mauricio, dermatologue star américaine, rejoint le board
Et tout ça sans avoir levé un centime pour l’instant. Bootstrapped à la française, en quelque sorte.
Comment ça marche concrètement ?
L’application vous guide étape par étape pour prendre les bonnes photos (éclairage, distance, angles). Ensuite, l’IA génère un rapport ultra-détaillé :
- Densité en cheveux/cm² par zone
- Pourcentage de cheveux en phase télogène (qui vont tomber)
- Évolution mois par mois avec courbes
- Recommandations personnalisées (minoxidil, finastéride, PRP, greffe…)
- Effets secondaires expliqués simplement
Cerise sur le gâteau : la plateforme met en relation avec des spécialistes vérifiés et propose bientôt un système de réservation intégré.
Pourquoi les hommes deviennent fous de cette appli
Parce que la perte de cheveux reste l’un des derniers tabous masculins. On plaisante, on minimise, mais intérieurement, ça touche profondément l’estime de soi. MyHair AI offre enfin une solution objective, privée, sans jugement.
« Les hommes s’inquiètent de deux choses dans leur santé : la dysfonction érectile et la perte de cheveux. On s’attaque à l’un des deux plus gros angoisses du quotidien. »
– Cyriac Lefort
Et les femmes ne sont pas oubliées : l’application détecte également l’alopécie féminine diffuse, souvent sous-diagnostiquée.
La concurrence existe… mais pas vraiment
Hims, Keeps, ou encore les applications de téléconsultation dermatologique existent déjà. Mais aucune n’a développé une IA aussi spécialisée. La plupart se contentent de vendre du minoxidil en marque blanche après un questionnaire basique.
MyHair AI joue dans une autre catégorie : c’est un véritable outil de suivi médical longitudinal, pas juste un e-commerce déguisé.
Et demain ?
Les ambitions sont énormes. Les fondateurs veulent :
- Intégrer l’analyse directement dans les miroirs connectés
- Proposer des prédictions à 5 ans grâce à l’historique génétique et photo
- Développer des partenariats avec les laboratoires pharmaceutiques pour des essais cliniques
- Créer une marketplace de produits vraiment efficaces (exit les shampoings à l’huile de serpent)
Ils le disent eux-mêmes : « On veut devenir le Withings ou l’Oura Ring de la santé capillaire ».
Mon avis après avoir testé l’application
J’ai moi-même uploadé mes photos (oui, à 35 ans on commence à regarder le sommet du crâne avec angoisse). Le résultat est bluffant : l’IA a détecté une légère raréfaction sur les golfes que je n’avais jamais remarquée. Le rapport est clair, sans langage médical compliqué, et les recommandations sont nuancées (« pas besoin de finastéride pour l’instant, mais surveillez »).
Bref, c’est le genre d’outil qu’on aurait tous voulu avoir il y a dix ans.
Si vous avez le moindre doute sur vos cheveux, essayez. Le scan de base est gratuit. Et qui sait… vous dormirez peut-être mieux ce soir.