NordSpace Révolutionne les Moteurs Fusées 3D

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NordSpace Révolutionne les Moteurs Fusées 3D   Innovationsfr
janvier 25, 2026

NordSpace Révolutionne les Moteurs Fusées 3D

Imaginez un monde où les moteurs de fusées ne sont plus usinés pièce par pièce dans des ateliers traditionnels, mais imprimés en 3D couche après couche, avec une précision extrême et une rapidité inégalée. C’est exactement la voie que trace aujourd’hui une startup canadienne ambitieuse : NordSpace. En s’associant à des experts allemands de pointe et en bénéficiant d’un soutien financier conséquent du gouvernement, cette jeune pousse de Markham, en Ontario, accélère sa quête d’une indépendance spatiale pour le Canada.

Le 22 janvier 2026, l’annonce est tombée : NordSpace reçoit jusqu’à 335 000 dollars du Programme d’aide à la recherche industrielle du Conseil national de recherches du Canada (NRC IRAP). Ce financement n’est pas anodin. Il soutient un projet de recherche et développement ambitieux centré sur l’amélioration des techniques de fabrication additive pour des moteurs de fusées de taille moyenne. Un pas de géant vers des lanceurs plus puissants, plus économiques et entièrement conçus au pays.

Une collaboration transatlantique pour repousser les limites technologiques

Ce qui rend ce projet particulièrement excitant, c’est son caractère international. NordSpace ne travaille pas seule. L’entreprise s’est alliée au célèbre Fraunhofer Institute for Laser Technology (ILT), basé en Allemagne, reconnu mondialement pour ses avancées en laser-based additive manufacturing. À ses côtés, la société SWMS apporte son expertise en logiciels d’optimisation de la fabrication pilotés par intelligence artificielle.

Cette synergie germano-canadienne vise un objectif clair : perfectionner la production à grande échelle de moteurs fusées via l’impression 3D multi-matériaux. Les moteurs Hadfield, déjà testés avec succès par NordSpace, bénéficient de cette technologie. Leur conception rapide et leur évolutivité deviennent possibles grâce à ces nouvelles méthodes. On parle ici d’une réduction drastique des délais de fabrication et d’une optimisation des coûts, deux facteurs cruciaux dans le secteur spatial ultra-compétitif.

Ce projet représente une étape cruciale pour NordSpace afin de collaborer avec des partenaires technologiques de classe mondiale en Allemagne et d’apporter des percées en fabrication additive qui bénéficieront directement à la base industrielle canadienne.

– Rahul Goel, fondateur et PDG de NordSpace

Ces mots de Rahul Goel résument parfaitement l’enjeu. Au-delà de la simple innovation technique, il s’agit de renforcer l’écosystème spatial national. Le Canada, longtemps dépendant des lanceurs étrangers pour placer ses satellites en orbite, veut changer la donne.

Les moteurs Hadfield : le cœur battant de l’ambition NordSpace

Les moteurs Hadfield constituent le socle technologique de NordSpace. Entièrement imprimés en 3D, alimentés au carburant liquide et conçus pour être durables, ils équipent déjà les lanceurs légers de l’entreprise : Tundra (500 kg en orbite basse) et Tundra+ (1 100 kg). Mais l’objectif ultime est bien plus grand.

Grâce à ce nouveau projet, NordSpace prévoit d’évoluer vers le lanceur Titan, capable d’emporter jusqu’à 5 000 kg en orbite basse d’ici le début des années 2030. Un saut qualitatif qui passe nécessairement par des moteurs plus puissants, plus fiables et produits à plus grande échelle. L’impression 3D avancée permet justement de concevoir des géométries complexes impossibles avec les méthodes classiques, tout en réduisant le poids et en augmentant les performances.

Dans son laboratoire de fabrication avancée pour l’aérospatiale, récemment inauguré, NordSpace a déjà accéléré le cycle de développement de ces moteurs grâce à l’IA. Les tests statiques réussis du Hadfield Mk. III prouvent que la voie est prometteuse. Avec l’appui du Fraunhofer ILT, les prochaines itérations devraient franchir un nouveau palier.

Pourquoi le Canada mise sur une souveraineté spatiale

Le contexte est clair : le Canada veut réduire sa dépendance aux États-Unis, à l’Europe ou à la Russie pour accéder à l’espace. Les récents investissements dans le secteur spatial reflètent cette volonté politique. Des entreprises comme NordSpace ou encore la Canada Rocket Company, qui a levé des fonds canadiens pour développer un lanceur moyen-porteur souverain, incarnent ce nouvel élan.

NordSpace va plus loin encore. En plus des lanceurs, l’entreprise développe un complexe spatial atlantique à Terre-Neuve, où elle espère réaliser ses premiers lancements suborbitaux, puis orbitaux. Les obstacles réglementaires ont retardé certains essais, mais les progrès réglementaires récents en 2026 laissent présager des avancées concrètes dans les prochains mois.

  • Développer des lanceurs légers et moyens entièrement canadiens
  • Construire une infrastructure de lancement nationale
  • Maîtriser les technologies critiques comme la propulsion imprimée en 3D
  • Positionner le Canada comme acteur clé du New Space

Ces quatre axes stratégiques guident NordSpace depuis sa création. Le partenariat avec l’Allemagne s’inscrit parfaitement dans cette vision : importer le meilleur savoir-faire mondial pour le transformer en atout local.

Les défis techniques de l’impression 3D à grande échelle

Imprimer un moteur de fusée n’est pas une mince affaire. Les contraintes thermiques, les pressions extrêmes, les matériaux exotiques… tout doit être maîtrisé. Le Fraunhofer ILT excelle dans le laser powder bed fusion et d’autres procédés laser qui permettent de travailler avec des alliages réfractaires et des structures internes complexes.

SWMS, de son côté, optimise les trajectoires d’impression et les paramètres via des algorithmes d’IA. Résultat espéré : moins de défauts, une meilleure répétabilité et une production plus rapide. Pour un secteur où chaque gramme et chaque jour comptent, ces améliorations représentent un avantage compétitif majeur.

Les tests en conditions réelles restent indispensables. NordSpace a déjà validé plusieurs campagnes d’essais moteurs. Chaque itération nourrit la base de données qui alimente ensuite les modèles d’optimisation. C’est un cercle vertueux typique des approches modernes de l’ingénierie aérospatiale.

Un avenir prometteur pour l’écosystème spatial canadien

Si NordSpace réussit son pari, les retombées dépasseront largement l’entreprise elle-même. Les techniques développées pourront bénéficier à d’autres acteurs de l’aérospatiale canadienne : fabricants de satellites, fournisseurs de matériaux, centres de recherche. Le projet contribue ainsi à bâtir une chaîne de valeur spatiale autonome.

Les mises à jour seront présentées lors de la Conférence canadienne sur le lancement spatial, prévue le 5 mai à Ottawa. Un rendez-vous à ne pas manquer pour suivre l’évolution de ce dossier passionnant.

En attendant, une chose est sûre : avec ce partenariat germano-canadien et ce coup de pouce du NRC IRAP, NordSpace écrit une page importante de l’histoire spatiale du Canada. Une page tournée vers l’innovation, la souveraineté et l’ambition.

Le New Space n’attend pas. Et le Canada, grâce à des entrepreneurs comme Rahul Goel et des initiatives comme celle-ci, compte bien y prendre toute sa place.

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