Pony.ai va tripler ses robotaxis d’ici fin 2026

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Ponyai va tripler ses robotaxis dici fin 2026   Innovationsfr
novembre 29, 2025

Pony.ai va tripler ses robotaxis d’ici fin 2026

Imaginez-vous dans deux ans : vous levez la main, une voiture sans chauffeur s’arrête devant vous à Pékin, Guangzhou ou même à Doha, et vous partez tranquillement sans dire un mot. Ce qui ressemble encore à de la science-fiction pour beaucoup est déjà le quotidien de milliers de Chinois… et ça ne fait que commencer.

Pony.ai veut passer la vitesse supérieure

Le 25 novembre 2025, la startup chinoise Pony.ai a lâché une bombe lors de la publication de ses résultats trimestriels : elle compte tripler sa flotte mondiale de robotaxis d’ici la fin 2026. Concrètement, cela signifie passer d’environ 960 véhicules aujourd’hui à plus de 3 000 en à peine treize mois.

Pour une entreprise cotée à la fois au Nasdaq et à Hong Kong, c’est un pari audacieux. Surtout quand on sait que Waymo, le leader américain, a mis des années à atteindre les 1 000 véhicules. Pony.ai semble décidé à brûler les étapes.

Des chiffres qui donnent le vertige

Début 2025, Pony.ai annonçait vouloir atteindre 1 000 robotaxis avant la fin de l’année. Objectif déjà ambitieux. Moins de douze mois plus tard, l’entreprise voit trois fois plus grand.

  • 961 robotaxis en circulation aujourd’hui
  • 1 000 visés d’ici décembre 2025
  • Plus de 3 000 prévus fin 2026

Cette croissance exponentielle repose sur un modèle déjà bien rodé en Chine, où l’entreprise opère commercialement (c’est-à-dire avec paiement des courses) dans quatre mégapoles : Pékin, Shanghai, Guangzhou et Shenzhen.

L’internationalisation à marche forcée

Mais Pony.ai ne compte pas s’arrêter aux frontières chinoises. La société a déjà signé des partenariats dans huit pays, dont le Qatar et Singapour. Et ce n’est pas tout : des accords avec Uber et Bolt sont en cours pour intégrer ses véhicules dans leurs applications à l’étranger.

« Nous voulons devenir le premier opérateur mondial de robotaxis, pas seulement le plus grand en Chine. »

– Direction de Pony.ai (extrait du rapport Q3 2025)

Ce discours offensif rappelle celui de Didi à ses débuts, avant qu’il ne devienne le géant du VTC en Chine. Sauf qu’ici, il n’y a plus de chauffeur.

Des revenus qui explosent… et des pertes qui aussi

Le troisième trimestre 2025 a été révélateur. Pony.ai a enregistré 25,4 millions de dollars de chiffre d’affaires, en hausse de 72 % sur un an. Les robotaxis ont rapporté 6,7 millions, les robotrucks (camions autonomes) 10,2 millions et la licence de technologie 8,6 millions.

Mais la facture est lourde : 61,6 millions de dollars de pertes nettes sur le trimestre, en augmentation de 46 %. L’entreprise brûle du cash, notamment via son joint-venture avec Toyota pour produire sa génération 7 de véhicules autonomes.

Fin septembre 2025, Pony.ai disposait encore de 587 millions de dollars en trésorerie. De quoi tenir… à condition que la croissance suive.

Pourquoi Pony.ai peut réussir là où d’autres patinent

Plusieurs facteurs jouent en faveur de la startup chinoise :

  • Un soutien gouvernemental fort dans les villes chinoises (permis rapides, zones dédiées)
  • Des coûts de production bien plus bas qu’aux États-Unis
  • Une acceptation culturelle déjà élevée des véhicules autonomes
  • Des partenariats stratégiques (Toyota, Uber, Bolt)

En comparaison, Cruise a dû rappeler toute sa flotte après un accident grave à San Francisco, et Waymo reste cantonné à quelques villes américaines malgré des années d’avance technologique.

Et la France dans tout ça ?

Pour l’instant, aucun projet annoncé en Europe occidentale. Les réglementations strictes et la frilosité des autorités freinent les déploiements massifs. Mais si Pony.ai parvient à s’imposer au Moyen-Orient et en Asie du Sud-Est, rien n’empêche une arrivée surprise à Paris ou Berlin d’ici 2028-2030.

Après tout, Uber a bien signé un partenariat mondial… et la France reste le deuxième marché européen pour la plateforme.

Ce que cela change pour nous, usagers

À court terme : des tarifs qui vont baisser. Plus de robotaxis = concurrence accrue = prix cassés, surtout en Chine où la guerre des prix fait déjà rage.

À moyen terme : une redéfinition complète de la propriété automobile. Pourquoi posséder une voiture qui reste garée 95 % du temps quand on peut en appeler une propre, silencieuse et sans chauffeur en 3 minutes ?

À long terme : des villes repensées, avec moins de parkings, plus d’espaces verts, moins de pollution sonore et atmosphérique.

Mais aussi des questions sociales : que deviennent les millions de chauffeurs professionnels ? Comment garantir la sécurité quand des flottes de plusieurs milliers de véhicules roulent 24h/24 ?

Conclusion : le match est lancé

Pony.ai ne se contente plus de suivre Waymo ou Tesla. L’entreprise chinoise passe à l’attaque avec une stratégie claire : volume, vitesse, partenariats internationaux.

D’ici fin 2026, le monde comptera peut-être plus de robotaxis Pony.ai que de Waymo. Et cela, personne ne l’avait vu venir il y a encore deux ans.

Une chose est sûre : la révolution de la mobilité autonome ne se jouera pas seulement en Californie. Elle se joue déjà à Guangzhou, Pékin… et bientôt peut-être près de chez vous.

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