
TikTok en quête d’un sursis de la Cour Suprême alors que l’ultimatum approche
Alors que l'échéance fatidique du 19 janvier approche à grands pas, TikTok se retrouve dos au mur. Le réseau social chinois a déposé lundi un recours d'urgence auprès de la Cour Suprême des États-Unis, dans l'espoir d'obtenir un sursis salvateur face à la loi qui menace son existence même sur le sol américain. À quelques semaines de l'ultimatum, l'avenir de TikTok n'a jamais semblé aussi incertain.
La Cour Suprême, dernier espoir de TikTok
Face à la loi qui impose à TikTok de se vendre ou d'être banni des États-Unis, ByteDance, la maison-mère de l'application, implore la plus haute instance judiciaire américaine d'intervenir. Dans son recours en urgence déposé lundi, TikTok demande à la Cour Suprême de bloquer cette loi controversée d'ici au 6 janvier. Un délai crucial qui laisserait à peine quelques semaines aux magasins d'applications et aux fournisseurs d'hébergement pour se préparer à une éventuelle interdiction le 19 janvier.
Une atteinte à la liberté d'expression ?
Pour TikTok, cette loi représente une grave atteinte à la liberté d'expression. Comme le souligne Michael Hughes, porte-parole de l'entreprise :
« Aujourd'hui, TikTok demande à la Cour de faire ce qu'elle a traditionnellement fait dans les affaires de liberté d'expression : appliquer l'examen le plus rigoureux aux interdictions de discours et conclure qu'elle viole le Premier Amendement. »
Selon TikTok, cette loi bâillonnerait non seulement les millions d'utilisateurs de la plateforme, mais aussi les magasins d'applications, les hébergeurs et l'entreprise elle-même. Un argument qui, jusqu'à présent, n'a pas convaincu le Département de la Justice.
Un revirement inattendu de Trump
Autre rebondissement dans ce feuilleton judiciaire : le président élu Donald Trump aurait rencontré lundi Shou Chew, le PDG de TikTok, dans sa résidence de Mar-a-Lago. Un tête-à-tête surprenant, d'autant plus que Trump avait lui-même tenté d'interdire TikTok par décret présidentiel durant son mandat. Mais le vent semble avoir tourné, puisque l'ex-président a confié aux journalistes avoir « un faible pour TikTok ».
La Cour Suprême, arbitre final
Si la bataille judiciaire autour de TikTok semblait inévitable, elle atteint aujourd'hui son point culminant. Après des mois à clamer que cette loi entrave la liberté d'expression, TikTok n'a d'autre choix que de s'en remettre à la sagesse de la Cour Suprême. Une décision lourde de conséquences, qui scellera non seulement le sort de l'application, mais aussi celui de tout un écosystème.
Dans cette partie d'échecs géopolitique, l'avenir de TikTok se joue désormais sur l'échiquier judiciaire. Mais au-delà des enjeux économiques et stratégiques, c'est aussi la question fondamentale de la liberté d'expression à l'ère numérique qui se retrouve sous les projecteurs. La décision de la Cour Suprême, attendue avec fébrilité, fera date dans l'histoire du droit à l'heure des réseaux sociaux.