
Une Startup Web3 Révolutionne les Guerres Tarifaires
Et si une technologie pouvait mettre fin au chaos des guerres tarifaires qui secouent l’économie mondiale ? Alors que les tensions commerciales s’intensifient, une startup audacieuse, née dans l’univers du Web3, propose une solution aussi innovante qu’inattendue. En ce 3 avril 2025, jour baptisé “Liberation Day” par Donald Trump avec l’annonce de nouveaux tarifs, cette jeune pousse ambitionne de redéfinir les règles du jeu grâce à la blockchain. Plongez avec nous dans cette révolution qui pourrait bien changer la donne pour les 20 trillions de dollars du commerce des matières premières.
Une réponse technologique aux défis tarifaires
Imaginez un monde où chaque produit qui franchit une frontière est suivi à la trace, où les tarifs sont calculés avant même que l’argent ne change de mains. C’est la promesse de Watr, une startup fondée par d’anciens cadres de Shell, BP et J.P. Morgan. Dirigée par Maryam Ayati, une experte reconnue dans le négoce mondial, cette entreprise s’appuie sur une plateforme blockchain pour offrir une transparence inédite dans le commerce des commodités.
Une équipe expérimentée au service de l’innovation
Ce qui distingue Watr, c’est avant tout son équipe. Maryam Ayati, qui a piloté des investissements majeurs chez Shell Trading, apporte une expertise rare dans un secteur souvent opaque. Entourée de vétérans des géants de l’énergie et de la finance, elle a su attirer l’attention de poids lourds comme JP Morgan, Citibank et même FEMA, qui utilisent déjà sa plateforme pour valider l’origine des matières premières.
« Nous voulons moderniser les fondations de l’économie mondiale, pas seulement surfer sur la vague des cryptos. »
– Maryam Ayati, PDG de Watr
Cette ambition ne repose pas sur des promesses creuses. Avec plusieurs millions de dollars levés auprès d’investisseurs crypto et de cadres du secteur des commodités, Watr a les moyens de ses ambitions. Mais comment compte-t-elle s’attaquer aux tarifs douaniers ?
La blockchain au cœur de la traçabilité
Le secret de Watr réside dans sa technologie. En utilisant des outils basés sur la blockchain, comme des identifiants décentralisés pour les institutions et des empreintes numériques pour les matières premières, la startup permet de suivre chaque étape du parcours d’un produit. De l’extraction à la livraison, tout est enregistré de manière immuable.
Mais l’innovation ne s’arrête pas là. Bientôt, Watr intégrera des données issues de satellites, de capteurs et de sources ouvertes pour enrichir ses analyses. Imaginez un système capable de détecter si une cargaison a été détournée en mer pour contourner des règles commerciales. Cette capacité pourrait séduire les gouvernements comme celui de Trump, obsédé par le contrôle des flux.
Un outil contre les dérives du commerce
Les guerres tarifaires ne se limitent pas à des taxes. Elles révèlent aussi des pratiques douteuses. Certains traders, par exemple, prétendent envoyer des marchandises vers l’Europe pour éviter des sanctions, avant de les rediriger vers des marchés asiatiques plus lucratifs. Résultat : les producteurs initiaux sont lésés, et les régulateurs perdent le contrôle.
Avec Watr, ce genre de subterfuge devient plus difficile. Avant qu’une transaction ne soit finalisée, la plateforme peut vérifier si un tarif s’applique, offrant une sécurité aux parties prenantes. Un atout qui pourrait accélérer les échanges dans un monde ralenti par les barrières douanières.
Une évolution stratégique bien pensée
Lancée en 2022, Watr s’est d’abord concentrée sur une “étiquette nutritionnelle” pour les commodités, traquant des critères comme les émissions de CO2 ou les normes ESG. Mais avec le déclin de l’engouement pour l’ESG, la startup a pivoté vers un sujet brûlant : les sanctions et les tarifs. Une décision stratégique qui la place au cœur des préoccupations actuelles.
Ce repositionnement s’accompagne d’un changement technique majeur : la migration vers le réseau Avalanche. Développé par Ava Labs, ce blockchain permet à Watr de créer des “chaînes souveraines” adaptées aux besoins spécifiques du commerce des matières premières. Une flexibilité qui renforce sa crédibilité.
Pas une première, mais une différence
Utiliser la blockchain pour le commerce n’est pas nouveau. Dès 2017, *The Seam*, une plateforme agricole américaine, s’est associée à IBM pour suivre le coton. En 2018, des géants comme Shell et ING ont lancé *komgo*, visant à simplifier le financement des échanges. Pourtant, beaucoup de ces projets ont stagné. Pourquoi Watr réussirait-elle là où d’autres ont échoué ?
Selon Keld Van Schreven, partenaire chez KR1, la réponse réside dans l’exécution :
« Si Watr parvient à valider les tarifs avant les transactions à grande échelle, cela pourrait être un tournant pour l’adoption de la blockchain. »
– Keld Van Schreven, KR1
La startup bénéficie aussi de son timing. Avec les tensions commerciales au plus haut, son outil arrive au bon moment pour répondre à un besoin criant.
Les enjeux d’un marché colossal
Le commerce mondial des commodités pèse **20 trillions de dollars**. Dans ce secteur, chaque seconde compte, et chaque erreur coûte cher. Watr ne se contente pas de promettre une meilleure traçabilité ; elle veut fluidifier les échanges en éliminant les frictions liées aux tarifs et aux sanctions.
Pour y parvenir, elle mise sur une adoption progressive. Les premiers retours de JP Morgan et Citibank sont encourageants, mais le vrai test viendra avec l’ampleur des transactions. Si Watr convainc, elle pourrait devenir un acteur incontournable.
Les limites et les défis à relever
Tout n’est pas rose pour autant. Les promesses des startups Web3 ont souvent déçu par le passé. La technologie blockchain, bien que puissante, reste complexe à intégrer dans des systèmes existants. De plus, Watr devra prouver que son modèle est viable à grande échelle, au-delà des pilotes initiaux.
Autre défi : la concurrence. Si les initiatives comme *komgo* ont perdu de leur élan, d’autres acteurs pourraient émerger, attirés par les enjeux financiers. Watr devra donc innover en continu pour garder une longueur d’avance.
Une vision pour l’avenir
En fin de compte, Watr ne se limite pas à résoudre un problème immédiat. Elle aspire à transformer la manière dont le commerce mondial fonctionne, en remplaçant la méfiance par une transparence radicale. Pour Maryam Ayati, il s’agit de poser les bases d’une économie plus juste et efficace.
Voici quelques objectifs clés de cette vision :
- Rendre les tarifs prévisibles avant chaque transaction.
- Protéger les producteurs contre les détournements.
- Accélérer les échanges grâce à une confiance accrue.
Reste à voir si cette ambition se concrétisera. Une chose est sûre : dans un monde où les barrières commerciales redessinent les alliances, Watr pourrait bien devenir un allié précieux.