Marcos Cavaletti : 40 Ans de Wireless chez Ericsson Ottawa

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avril 30, 2026

Marcos Cavaletti : 40 Ans de Wireless chez Ericsson Ottawa

Imaginez un ingénieur qui, pendant quatre décennies, a contribué à transformer la façon dont le monde communique. De la première génération de réseaux mobiles analogiques jusqu’aux préparatifs de la sixième, son parcours incarne l’évolution fulgurante des technologies sans fil. Aujourd’hui, alors que le laboratoire d’Ericsson à Ottawa se projette vers l’avenir, cet homme discret tire sa révérence après avoir marqué l’histoire des télécommunications canadiennes et internationales.

Dans un secteur où l’innovation s’accélère à un rythme vertigineux, le départ à la retraite de Marcos Cavaletti représente bien plus qu’un simple changement de génération. Il symbolise le passage de témoin entre ceux qui ont bâti les fondations du sans-fil moderne et les nouvelles équipes prêtes à inventer le futur. Son histoire offre une fenêtre fascinante sur l’écosystème tech canadien, particulièrement dynamique dans la région d’Ottawa.

Un parcours exceptionnel au cœur de l’innovation télécom

Marcos Cavaletti a débuté sa carrière dans les années 1980 au Brésil, au sein du centre de recherche CPQD, à l’époque où la téléphonie mobile en était à ses balbutiements. La 1G, avec ses systèmes analogiques, posait déjà les bases d’une révolution qui allait bouleverser la société. Peu imaginait alors que ces premiers pas mèneraient à une connectivité omniprésente et ultra-rapide.

En 2003, une mission temporaire l’amène à Ottawa pour travailler sur la 3G chez Nortel, un géant canadien des télécommunications à l’époque. Ce qui devait durer un an s’est transformé en plus de deux décennies. Séduit par l’environnement de recherche et les défis techniques, il choisit de s’installer au Canada, devenant même citoyen canadien. Cette décision marque le début d’une contribution majeure au développement des réseaux sans fil dans le pays.

Lorsque Ericsson acquiert les actifs sans fil de Nortel en 2009, suite à la faillite de l’entreprise autrefois phare de la Bourse de Toronto, Cavaletti fait partie des quelque 2500 employés qui rejoignent le groupe suédois. Malgré les turbulences, cette transition s’avère fructueuse. La culture d’innovation et de recherche de grande envergure chez Ericsson correspondait parfaitement à l’expertise accumulée chez Nortel.

Nous faisons quelque chose qui répond à un besoin humain fondamental : la communication. Cela m’a apporté beaucoup d’énergie et de passion.

– Marcos Cavaletti

Cette passion pour la connectivité humaine transparaît tout au long de sa carrière. Cavaletti n’a pas seulement participé au développement technique ; il a guidé des équipes à travers les défis complexes du passage de la 3G à la 4G, puis à la 5G, cette génération qui a enfin permis le déploiement massif des applications à haut débit, de l’Internet des Objets et des véhicules autonomes.

Le laboratoire d’Ottawa, pilier nord-américain d’Ericsson

Sous la direction de Marcos Cavaletti ces six dernières années, le site d’Ottawa est devenu le plus important centre de recherche et développement d’Ericsson en Amérique du Nord. Avec près de 1700 employés aujourd’hui, après avoir recruté plus de 500 personnes en cinq ans, le laboratoire joue un rôle stratégique pour les grands opérateurs canadiens comme Bell, Telus et Rogers.

Ce hub technologique ne se contente pas de supporter le déploiement de la 5G à travers le pays. Il anticipe déjà les besoins futurs en travaillant activement sur les technologies qui définiront la 6G. Selon les visions actuelles, cette prochaine génération pourrait fusionner les mondes physique et numérique de manière encore plus profonde, en permettant des réseaux autonomes avec une intervention humaine minimale et en ouvrant la porte à des applications cyber-physiques inédites.

Les installations incluent des chambres de test pour équipements radio, des espaces de collaboration et des environnements dédiés à l’innovation. En parcourant ces locaux, on mesure l’ampleur des enjeux : des signaux d’avertissement rappellent la puissance des équipements testés, tandis que des vitrines exposent l’évolution des radios à travers les générations.

La transmission du savoir : un enjeu majeur pour l’industrie

Conscient de l’importance du capital humain, Cavaletti a préparé activement la relève. Un programme de mentorat a été mis en place pour transférer les connaissances accumulées vers les nouvelles recrues. Personnellement, il a accompagné entre 15 et 20 employés ces dernières années, assurant la continuité de l’expertise.

Cette approche s’avère cruciale dans un contexte où de nombreux vétérans de l’ère Nortel atteignent l’âge de la retraite. Le « changement de garde » s’opère progressivement, avec l’arrivée de talents frais porteurs d’idées innovantes, notamment dans l’intégration de l’intelligence artificielle aux réseaux.

Tania Leppert, Chief Technology Officer pour Ericsson Canada et ancienne de McGill, succède à Cavaletti à la tête du site. Son expérience internationale et sa longue présence au sein du groupe laissent présager une continuité forte tout en apportant une perspective renouvelée.

De Nortel à Ericsson : une acquisition réussie

L’histoire de Nortel reste gravée dans la mémoire collective canadienne. Au sommet de sa gloire, l’entreprise représentait jusqu’à un tiers de la valeur de la Bourse de Toronto et employait des dizaines de milliers de personnes à travers le monde. Sa chute dramatique en 2009 a laissé des traces, mais l’acquisition par Ericsson des actifs sans fil a permis de préserver une partie précieuse de ce savoir-faire.

Pour de nombreux observateurs, cette opération figure parmi les meilleures acquisitions réalisées par Ericsson. La complémentarité entre la culture de recherche et de conception de systèmes complexes de Nortel et l’approche plus globale d’Ericsson a créé une synergie puissante. Le site d’Ottawa en est le parfait exemple, continuant à innover à l’échelle internationale.

Nous sommes toujours considérés comme l’une des meilleures acquisitions chez Ericsson.

– Marcos Cavaletti

Cette transition a permis non seulement de sauver des emplois hautement qualifiés, mais aussi de maintenir le Canada au cœur de l’innovation en matière de télécommunications. Aujourd’hui, le laboratoire collabore étroitement avec des universités comme Carleton et l’Université de Toronto, renforçant l’écosystème de recherche national.

Les défis et opportunités de la 5G à la 6G

La 5G a déjà transformé de nombreux secteurs : santé connectée, villes intelligentes, industrie 4.0 et divertissement immersif. Pourtant, elle n’est que l’étape actuelle d’une évolution continue. La 6G promet d’aller bien au-delà en offrant une capacité encore supérieure, une latence ultra-faible et une intégration profonde avec l’IA et les systèmes cyber-physiques.

Ericsson teste déjà ces technologies depuis plusieurs années. Les objectifs incluent des réseaux capables de s’auto-gérer presque entièrement et de relier de manière fluide le monde physique aux environnements numériques. Cela pourrait révolutionner des domaines comme la robotique industrielle, les métavers industriels ou encore la télémédecine à distance.

Cavaletti soulignait avec enthousiasme que la 6G permettra d’inventer des applications dont nous n’avons pas encore idée, en rendant possible ce qui était inimaginable auparavant grâce à une connectivité ubiquitaire et performante.

L’impact sociétal des avancées en télécommunications

Au-delà des aspects techniques, les réseaux sans fil répondent à un besoin humain profond. Ils facilitent les échanges, favorisent l’inclusion numérique et soutiennent le développement économique. Dans un pays comme le Canada, avec ses vastes territoires, une connectivité fiable est essentielle pour relier les communautés éloignées et stimuler l’innovation partout.

Les laboratoires comme celui d’Ottawa contribuent directement à cette mission. En développant des technologies plus efficaces et durables, ils participent aussi à réduire l’empreinte environnementale des infrastructures télécom, un enjeu croissant avec l’augmentation du trafic de données.

La formation des nouvelles générations d’ingénieurs est également au cœur des préoccupations. Les partenariats universitaires permettent de créer un vivier de talents capables de relever les défis futurs, notamment l’intégration de l’IA dans la gestion des réseaux ou le développement de solutions quantiques complémentaires.

Une retraite bien méritée, mais un legs durable

Au moment de son départ le 27 mars 2026, Marcos Cavaletti ne semblait pas particulièrement nostalgique lors de sa dernière visite des installations. Après une fête avec un gâteau à son effigie et des au revoir chaleureux, il laisse derrière lui une équipe prête à continuer l’aventure.

Ses plans pour la retraite restent modestes : plus de temps en famille, des hobbies personnels et peut-être un engagement communautaire. Pas de grand projet annoncé, comme s’il préférait laisser le futur ouvert, à l’image des technologies qu’il a contribué à développer et dont les applications restent parfois imprévisibles.

Son influence perdurera cependant à travers les personnes qu’il a formées et les fondations techniques qu’il a aidé à poser. Dans l’industrie, les départs de figures comme Cavaletti rappellent l’importance de valoriser l’expérience tout en embrassant le renouveau.

Perspectives pour l’écosystème tech canadien

Le Canada, et particulièrement Ottawa, occupe une place enviable dans le paysage mondial des télécommunications. Le savoir-faire accumulé depuis l’ère Nortel continue de rayonner grâce à des acteurs comme Ericsson. Les investissements dans la recherche, que ce soit en 5G avancée ou en technologies émergentes, positionnent le pays comme un acteur clé.

Les collaborations entre industrie et universités se multiplient, favorisant l’émergence de startups dans les domaines connexes : IoT, cybersécurité des réseaux, solutions pour villes intelligentes ou encore applications industrielles du sans-fil. Ce dynamisme profite à tout l’écosystème des start-ups technologiques canadiennes.

Alors que la course à la 6G s’intensifie à l’échelle internationale, le maintien d’une expertise forte au Canada est stratégique. Il s’agit non seulement de compétitivité économique, mais aussi de souveraineté technologique dans un monde de plus en plus connecté.

Les leçons d’une carrière dédiée à l’innovation

Le parcours de Marcos Cavaletti enseigne plusieurs valeurs essentielles pour les acteurs de la tech aujourd’hui. D’abord, la persévérance : passer d’une mission temporaire à plus de vingt ans d’engagement démontre l’importance de saisir les opportunités et de s’adapter aux changements.

Ensuite, l’humilité face à la complexité. Lorsqu’une explication technique devenait trop ardue, il rappelait simplement les lois de la physique. Cette capacité à simplifier sans dénaturer reflète une maîtrise profonde du sujet.

Enfin, la vision à long terme. Travailler sur des technologies dont les applications complètes ne se révèlent qu’années plus tard nécessite une foi dans le progrès et une passion pour l’impact sociétal.

Dans un secteur souvent critiqué pour sa rapidité et son côté impersonnel, des figures comme Cavaletti rappellent que derrière chaque avancée technologique se trouvent des humains motivés par le désir de connecter les gens.

Vers un avenir hyper-connecté

La 6G n’est pas seulement une question de débit supérieur. Elle incarne une nouvelle étape dans la fusion entre le numérique et le physique. Des réseaux capables de supporter des opérations autonomes avec une précision extrême pourraient transformer l’industrie, la santé, les transports et bien d’autres domaines.

Le laboratoire d’Ottawa, fort de son héritage et de ses talents actuels, est bien positionné pour contribuer à ces développements. Les partenariats avec le milieu académique et les investissements continus garantissent que le Canada reste à l’avant-garde.

Pour les start-ups et les innovateurs, cela signifie de nouvelles opportunités : développer des applications qui exploitent pleinement ces capacités accrues, créer des solutions plus inclusives ou encore aborder les enjeux éthiques et environnementaux liés à l’hyper-connectivité.

Le départ de vétérans expérimentés comme Marcos Cavaletti n’est donc pas une perte, mais une invitation à innover différemment, en s’appuyant sur les bases solides posées au fil des générations.

En conclusion, l’histoire de cet ingénieur passionné illustre parfaitement comment les carrières individuelles s’entremêlent avec les grandes tendances technologiques. Alors que le monde se prépare à la prochaine vague de connectivité, le legs de quarante années d’engagement continuera d’inspirer ceux qui, demain, construiront les réseaux de l’avenir.

Le secteur des télécommunications reste l’un des plus dynamiques et des plus prometteurs pour les talents techniques et entrepreneuriaux au Canada. En observant le chemin parcouru depuis la 1G jusqu’aux portes de la 6G, on réalise à quel point l’innovation est une affaire de transmission, de collaboration et de vision partagée.

Pour tous ceux qui s’intéressent aux technologies avancées, aux défis des start-ups ou simplement à l’évolution de notre monde connecté, le récit de Marcos Cavaletti offre une source d’inspiration précieuse. Il montre que derrière les sigles techniques se cachent des histoires humaines riches et des impacts concrets sur la société.

L’aventure ne s’arrête pas avec un départ à la retraite. Elle se poursuit à travers chaque nouveau projet, chaque découverte et chaque connexion établie grâce aux infrastructures que des équipes entières continuent de perfectionner. Ottawa, avec son écosystème vibrant, reste un acteur majeur de cette évolution passionnante.

En ces temps de transformation rapide, prendre le temps de saluer le parcours de ceux qui ont pavé la voie permet de mieux appréhender les opportunités qui s’ouvrent aujourd’hui. La communication, besoin fondamental, continuera d’évoluer, portée par de nouvelles générations d’innovateurs tout aussi passionnés.

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